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Bien vieillir (prendre soin de soi)

Préparer 2040, c'est maintenant !

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 26/08/2013

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Le séminaire gouvernemental pour les 10 prochaines année a présenté une France plus vieille, plus petite, moins riche” mais qui ne manquera pas d’atouts” en 2025.

Notre pays peine toujours à reconnaître la longévité de ses citoyens comme un atout. Notre ministre, Michèle Delaunay, reste combative et confiante dans le déploiement de la Silver économie (l’innovation technologique au service de l’âge), dans la nouvelle place des plus âgés dans notre société.

Les deux rapports remis au gouvernement lui donnent raison : cap sur la recherche, les services, les technologies de l’aide à l’autonomie.

En revanche la ministre est très prudente sur les futurs arbitrages concernant le financement de l’aide à l’autonomie.

Elle a certes conscience qu’au sein de la population, les exigences montent : les services (à domicile, les établissements) sont trop chers pour les retraites des personnes âgées concernées, les aidants s’épuisent, les professionnels restent insuffisants en nombre et en formation.

La discrimination reste réelle avant / après 60 ans, les aides financières sont défavorables aux plus âgés pour un même besoin d’aide.

La ministre n’avance toutefois rien de concret concernant le déblocage d’éventuels crédits pour réduire les restes à charges”. Elle affirme que sa future loi mettra la France sur les rails de la révolution de la longévité (comme le Président de la République s’y est engagé à Lille au congrès de l’Uniopss).

On sait ici que la question financière est évidemment importante et urgente mais qu’elle ne peut être décorrélée d’une refonte de l’organisation de l’aide dans une logique de parcours de santé avec un interlocuteur (case manager) qui évalue la situation, oriente et coordonne des services reconnus, identifiés, et — si possible — labellisés.

Outil d’évaluation validé, contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens pour mutualiser les services, limiter les coûts et déployer des démarches qualité lisibles et visibles du grand public… Les débats ne manquent pas.

Voir la dernière parution de la revue de la Fondation nationale de gérontologie qui donne la parole à de nombreux experts sur le débat ” Vous avez dit dépendance ? “.

C’est en 2040 qu’aura lieu le pic de besoin d’aides des babyboomers devenus papyboomers et dépendants”.

Quand on voit la difficulté de notre pays à se réformer en profondeur : préparer 2040, c’est maintenant !

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