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Epidémie de gale à l'hôpital de Montbéliard : les règles à suivre (*)

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 26/08/2013

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Une épidémie de gale découverte à l’hôpital de Montbéliard a nécessité une vaste campagne de désinfection.

Très contagieuse, cette maladie a touché en quelques jours une dizaine de patients et personnels soignants.

Si elle ne présente aucun caractère de gravité, cette maladie impose des règles précises pour organiser un nettoyage efficace. On fait le point avec Ivana Novakova, infirmière hygiéniste au CCLIN Paris Nord.

La gale se transmet de peau à peau. Un massage, une toilette et le parasite passe aisément d’un individu à l’autre. Il est donc essentiel d’être vigilant et de poser le bon diagnostic. Tout changement cutané doit être examiné car il n’est pas rare de passer à côté de la maladie, pensant qu’une peau qui devient croûteuse souffre d’un problème dermatologique.

Lorsque le diagnostic est posé sur un patient à l’hôpital ou un résident en ehpad, il faut commencer par l’isoler des autres pour éviter la circulation du parasite et la contamination.
Il est plus difficile d’isoler la personne lorsqu’elle déambule. Dans ce cas, on peut lui faire porter une sur-blouse sur ses vêtements. Le personnel doit également éviter les changements d’étage et porter une blouse à manche longue et des gants différents pour chaque patient.

Les personnes atteintes se voient administrer un traitement antiparasitaire.
Tous les vêtements doivent être lavés à 60°C, y compris ceux qui se trouvent dans les armoires. Le linge fragile pourra être traité avec des produits adaptés.

Mais ces mesures ne doivent pas être mises en oeuvre dans la précipitation. Des protocoles et une réunion méthodologique de service permettront de décider de la conduite à tenir.

Il vaut toujours mieux attendre d’avoir suffisamment de soignants présents dans l’établissement pour lancer la désinfection plutôt que de démarrer un traitement en fin de semaine et dans l’urgence car il devra sûrement être renouvelé.

Le traitement de l’environnement ne doit commencer que 8 heures après le début des traitements antiparasitaires de la personne. Car durant les 8 premières heures, le parasite peut continuer de pondre ses oeufs. il ne sert donc à rien de changer le linge s’il est immédiatement recontaminé.

Dans l’idéal, il faudrait traiter la personne entre le déjeuner et le diner et désinfecter tout le linge le lendemain matin, sans oublier les couvertures, les couvre-lits…

Il est essentiel de dédramatiser. La gale souffre d’une image très négative et péjorative. Cette maladie n’est pas liée à un manque d’hygiène. Et elle se traite très bien surtout si elle est bien prise en charge.

Il convient aussi d’informer les familles et de les prévenir notamment si elles sont chargées de gérer le linge du résident.
En matière médicale, le résident dépend du médecin traitant et du médecin coordonnateur, le soignant de la médecine du travail et les familles du médecin de ville.

Vue la diversité des acteurs, il est très important de diffuser une information claire, simple et facile à mettre en oeuvre.

Pour vous aider, des fiches à télécharger
- Mesures pour la prévention et la maîtrise de la diffusion de la Gale, conseils du Cclin Paris Nord
- Vous avez une infection cutanée à la gale
- Le Dari, un outil diagnostic


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