Aller sur la navigation Aller au contenu principal Aller sur la recherche

Une étude prouve que le déclin des fonctions cognitives peut être ralenti par une intense activité intellectuelle

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 02/09/2013

0 commentaires

Une étude de la revue Neurology

L’activité intellectuelle – lire, écrire, discuter – favorise le maintien des fonctions cognitives. Le fait est établi depuis longtemps. Il est non moins établi que la réduction de la vie intellectuelle peut être un signe précurseur d’une maladie neurodégénérative de type Alzheimer.

Mais il s’agissait de constats empiriques.

Le Dr Robert S. Wilson,
du Rush University Medical Center de Chicago, (Etats Unis) estime avoir prouvé dans une étude publiée le 3 juillet, par la revue Neurology que le maintien d’une activité intellectuelle contribue à ralentir le déclin des fonctions cognitives. 

Nos résultants suggèrent qu’il est bon d’avoir des activités intellectuelles, si vous ne les avez pas déjà” a‑t-il déclaré. 

L’étude a été menée sur un échantillon de 294 personnes âgées de 80 ans au moins. Toutes lisaient des livres, écrivaient des lettres, visitaient des musées, jouaient à des jeux de cartes stimulants comme le bridge, construisaient des puzzles, etc.

Elles ont été suivies jusqu’à leur mort (5,8 ans en moyenne) et toutes avaient accepté une autopsie de leur cerveau pour connaître l’exsitence d’éventuelles plaques amyloïdes, enchevêtrement fibrillaire, symptômes d’une démence à corps de Lewy, etc. 

Après analyse, des mesures statistiques ont été opérées. il est ainsi apparu que plus le niveau d’activité intellectuelle était élevé, moins les signes physiques de démence étaient manifestes. Selon le Dr Wilson, une réduction de 14% du déclin cérébral pouvait être attribuée à l’intensité de l’activité intellectuelle compte tenu du fait qu’elle avait commencé de manière précoce ou tardive.

Lire des livres ne permet pas de lutter contre la maladie d’Alzheimer, mais la lecture rend les personnes âgées plus résistantes à l’apparition des symptômes de déclin des fonctions cognitives.

Conséquence logique, il est bon de lutter contre l’isolement des personnes âgées, étant entendu que les fonctions cognitives sont aussi des fonctions de socialisation.

Dans un éditorial qui accompagne l’étude, les Dr Prashanthi Vemuri, et Elizabeth Mormino, de la Mayo Clinic, (Rochester, Minnesota) notent que l’étude répond à la question que chacun peut se poser le concernant : peut-on ralentir les effets d’un quelconque déclin intellectuel ? La réponse est oui : il faut lire, écrire et mener toutes sortes d’activité stimulantes quel que soit notre âge. 

Neurology. 3 juillet 2013. Résumé, Editorial
Partager cet article

Sur le même sujet