Aller sur la navigation Aller au contenu principal Aller sur la recherche

Silver economie : Un jeu vidéo permettrait de lutter contre le déclin cognitif lié à l'âge

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 09/09/2013

0 commentaires

Plasticité du cerveau des personnes âgées”

Un jeu vidéo pourrait contribuer à lutter contre le déclin cognitif lié à l’âge, selon une étude publiée mercredi 4 septembre dans la revue scientifique Nature.

Le jeu mis au point par des chercheurs de l’Université de Californie à San Francisco a été testé sur des personnes âgées de 60 à 85 ans. Alors que les performances cognitives multi-tâches déclinent avec l’âge, le jeu a permis de les améliorer de manière significative et d’augmenter la vigilance et la mémoire de travail des participants. Ces changements persistent même après 6 mois d’arrêt du jeu et peuvent être transférés à d’autres domaines cognitifs.

Ces résultats témoignent de la plasticité du cerveau des personnes âgées” explique Adam Gazzaley, directeur du centre d’imagerie médicale de l’Université de Californie à San Francisco.

NeuroRacer est un jeu en trois dimensions qui consiste à conduire une voiture le long d’une route infinie. Sur le chemin, des signaux ponctuels colorés apparaissent à l’écran. Pour gagner le jeu, les participants doivent presser un bouton quand un certain signal surgit tout en continuant la conduite.

Pour arriver à égaler les résultats de jeunes participants jouant pour la première fois, les volontaires âgés de 60 à 85 ans ont été soumis à un entraînement de 12 heures en l’espace d’un mois.

Les chercheurs ont observé leur activité encéphalographique et localisé l’origine de ces changements au niveau de certaines zones du cortex préfrontal. Quand les participants âgés s’améliorent au jeu, l’activité de ces zones augmente.

Des études d’imagerie par résonance magnétique restent à effectuer pour compléter les présents résultats.

Une nouvelle génération de ce jeu est actuellement en développement.
Ce travail fournit des informations importantes pour ceux qui étudient et tentent d’améliorer les interventions cognitives sur les personnes âgées. (…) Il pourrait également aboutir à de nouvelles pistes de prévention contre les maladies neurodégénératives”, a commenté pour sa part Emil Toescu, chercheur du Neuronal Network Group à l’Université de Birmingham. 
Partager cet article

Sur le même sujet