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Le droit d'habitation du conjoint survivant est limité au logement qu'il occupait avec le défunt

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 21/10/2013

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Toute autre propriété immobilière est exclue du droit viager d’habitation

Le droit d’habitation du conjoint survivant est limité au logement qu’il occupait avec le défunt à l’époque de son décès, indique la cour de cassation.
Le code civil permet à l’époux survivant d’habiter toute sa vie durant dans le logement qu’il occupait avec le défunt au moment du décès, ainsi que de bénéficier d’un droit d’usage sur le mobilier le garnissant. C’est un droit viager, c’est-à-dire à vie.
Ce droit comporte des limites comme vient de le juger la Cour de cassation. Dans une récente affaire, l’épouse, au décès de son mari, réclame le bénéfice du droit viager d’habitation sur les deux lots de copropriété d’un immeuble, qui appartenaient en propre à son mari.

Ces lots sont composés d’un appartement au rez-de-chaussée, qu’elle habite, et d’un studio situé au premier étage, occupé déjà du vivant du défunt par sa fille et le compagnon de celle-ci. Les enfants du défunt issus d’un premier mariage lui contestent ce droit sur le studio.
La Cour d’appel leur donne raison en décidant que le studio était exclu du droit viager d’habitation
Pour la Cour de cassation, qui approuve la cour d’appel, le droit viager de l’épouse survivante se limite au seul logement qu’elle occupait à titre d’habitation principale avec le défunt à l’époque de son décès.
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