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L'Académie de médecine appelle les Français à donner leur cerveau pour la recherche

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 27/01/2014

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L’Académie de médecine a appelé, lundi 20 janvier, les Français à faire don de leur cerveau après leur décès. 

La recherche sur les maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson…) manque de cerveaux. Non pas celui des chercheurs, mais celui des patients. Pour que les chercheurs puissent travailler et expérimenter, l’Académie de médecine a lancé un appel pour inciter au don de cerveau post-mortem.
La disparition programmée de l’autopsie scientifique en France — 0,11% des décès ont été suivis d’une autopsie en France en 2011 -, le durcissement des lois de bioéthique qui obligent d’obtenir le consentement du donneur engendrent une pénurie d’organes cérébraux. 
La banque nationale de cerveaux créée en 2006 à l’initiative de France Alzheimer et France Parkinson, est aujourd’hui en panne. Ce ne sont pas seulement de cerveaux de patients atteints dont la banque a besoin, mais aussi de cerveaux témoins permettant une comparaison.
Manquent surtout les cerveaux de personnes souffrant de sclérose en plaques ou de pathologies autres qu’Alzheimer et Parkinson.

Pour remédier à cette situation, les responsables de la banque du cerveau préconisent l’application des dispositions existantes aux accidentés de la route par exemple : ainsi, en France, une personne accidentée peut être prélevée de certains organes – cœur, poumons, cornée – sauf si elle a clairement manifesté par écrit son opposition. 

Le problème est également technique dans la mesure ou les prélèvements de cerveau ne peuvent pas être effectués par les équipes traditionnelles de prélèvement d’organe. Une coordination est donc à organiser dans le cas d’accidents de la route par exemple. 
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