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Maladie d'Alzheimer : une étude met en lumière le rôle du DDT

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 03/02/2014

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L’impact environnemental est de mieux en mieux cerné par les chercheurs

Le DDT, insecticide d’usage courant jusque dans les années 1970, a une longue traîne : des recherches récentes montrent qu’il subsiste dans l’organisme, longtemps après avoir été ingéré. Il semble également jouer un rôle dans l’émergence de la maladie d’Alzheimer.
Une recherche publiée en ligne lundi 27 janvier, dans le Journal of the American Medical Association, Neurology, indique que le DDT pourrait être un facteur de risque de la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs ont comparé deux groupes de patients tous âgés de plus de 60 ans. Le premier groupe de 86 patients était atteint de la maladie d’Alzheimer et le second groupe, 79 personnes, était indemne.
Les scientifiques américains ont constaté que la teneur en DDE — composant qui demeure actif dans le corps après que le DDT a été métabolisé — dans le sang des personnes atteintes d’Alzheimer était quatre fois supérieure à celle de personnes non atteintes d’Alzheimer au sein du groupe témoin.
C’est la première fois qu’un risque environnemental est identifié clairement dans l’émergence d’une maladie neurodégénérative. Les personnes ayant ingéré du DDT sont presque aussi nombreuses que celles qui disposent de gènes qui prédisposent à la maladie d’Alzheimer, indiquent les auteurs de l’étude.
Le DDE est mis en cause dans la formation de plaques amyloïdes. Les auteurs de l’étude ont mis en lumière, en laboratoire, le rôle de la DDE dans la dégénérescence des cellules cérébrales.

Des cultures de cellules neuronales soumises à des concentrations élevées de DDE ont montré qu’une substance clé pour la formation de protéines bêta-amyloïdes entrait soudain en activité.
Il semble toutefois que le DDT n’agisse que chez les personnes qui offrent des prédispositions génétiques. De nombreuses études restent à mener pour évaluer les risques environnementaux dans la formation des maladies neurodégénératives.

Par ailleurs, près de 1.200 médecins de France métropolitaine et des Antilles ont signé un appel mettant en garde contre la dangerosité des pesticides. Cet appel a été rendu public à l’occasion d’un colloque de l’Assemblée nationale sur le rôle des pesticides. La pétition a été lancée en septembre 2013 par un groupe de médecins du Limousin résolus à mettre en garde notamment contre le danger du chlordécone, une molécule chimique employée à grande échelle aux Antilles entre 1973 et 1993. Le produit est aujourd’hui interdit mais il persiste dans les sols et rivières et contamine les cultures, viandes et poissons.
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