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Faut-il dérembourser certains médicaments anti-rhumatismes ?

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 02/06/2014

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65 000 pétitions recueillies

Les jugements de la Haute autorité de santé sur le faible service médical rendu entraînent logiquement des déremboursements. Mais ces derniers sont-ils toujours avisés ? L’Aflar mène campagne.

L’Association française de lutte anti-rhumatismale (AFLAR) est entrée en lutte contre le déremboursement annoncé des traitements anti-arthrosiques d’action lente et des dispositifs de visco-supplémentation par acide hyaluronique. L’AFLAR se garde bien de contester les conclusions de la Haute Autorité de santé qui estime « faible » le service médical rendu. Elle demande seulement le maintien du remboursement. 
Ou plutôt, l’AFLAR demande au ministre des Affaires sociales et de la Santé de surseoir jusqu’aux conclusions d’« un groupe de travail sur l’impact des reports de prescription ».

L’AFLAR a ainsi lancé une campagne de pétition qui a déjà recueilli en ligne plus de 60 000 signatures. La pétition est également proposée dans les cabinets des rhumatologues et des médecins du sport.
Les anti-arthrosiques d’action lente (dits AASAL) et la visco-supplémentation par acide hyaluronique dans l’arthrose du genou,« soulagent les patients avec un très bon profil de tolérance et une efficacité faible à modéré », indique l’association. Si ces produits sortaient du champ de remboursement couvert par la sécurité sociale, « les malades arthrosiques n’auront plus d’autre solution que de se tourner vers des traitements plus chers et plus dangereux »comme le paracétamol et les antiinflammatoires non stéroïdiens (AINS).
Outre le « surcoût massif pour l’assurance-maladie » d’un déremboursement mal pensé, l’AFLAR ajoute qu’un déremboursement non accompagné, « de recommandations claires destinées aux prescripteurs et aux patients, fait courir un risque aigu de pharmacovigilance. Il se traduirait par plusieurs milliers de cas graves provoqués par des effets indésirables, voire des décès ».
L’AFLAR agite également le spectre d’une augmentation des — très coûteuses — prothèses. On pose en France deux moins de prothèses qu’ailleurs. « Les déremboursements remettraient probablement en cause cette proportion. On rappelle que le coût global de pose d’une prothèse de genou en France, en 2010, est de 11 961 euros », poursuit l’AFLAR.

L’AFLAR est assurée du soutien des rhumatologues. Le Collège français des médecins rhumatologues (CFMR) ou encore le Syndicat national des médecins rhumatologues (SNMR) sont hostiles au déremboursement.
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