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L'Etat italien réclame 1,2 milliard d'euros aux laboratoires Roche et Novartis

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 02/06/2014

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Ils sont accusés d’entente illicite sur le traitement de la DMLA, une maladie qui touche les personnes âgées

L’étau de la justice italienne se resserre autour des laboratoires suisses Roche et Novartis accusés de partage illicite de royalties au détriment de l’assurance maladie
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Le ministère de la Santé italien a fait savoir à la fin mai qu’il allait réclamer 1,2 milliard d’euros de dédommagement aux laboratoires suisses Roche et Novartis, pour entente illicite de 2012 à 2014. Cette annonce succède à l’amende de 182,5 millions d’euros infligée aux deux laboratoires par l’Autorité italienne de la concurrence (AGCM).

D’autre part, le parquet de Rome a ouvert une enquête préliminaire à l’encontre de cadres des deux laboratoires, pour « association à visée criminelle, corruption, escroquerie, dommages à l’État, agiotage ».
Les deux laboratoires sont accusés d’être les auteurs d’un « accord illicite » destiné à préserver les parts de marché du trés onéreux Lucentis (Novartis), un médicament dédié au traitement de la DMLA, une maladie dégénérative de la vision qui touche principalement les personnes âgées.

En d’autres termes, Novartis aurait payé Roche pour que son anticancéreux Avastin, dix fois moins cher que le Lucentis, ne ne soit pas homologué dans le traitement de la DMLA. L’Avastin et le Lucentis ont les mêmes propriétés dans le traitement de la DMLA. Seul, leur prix, les différencie.
Novartis et Roche se défendent de ces accusations et ont annoncé en mars qu’ils feraient appel. En France, l’Autorité de la concurrence a ouvert en mars également une enquête préliminaire pour les mêmes motifs d’entente illicite entre les deux laboratoires. 
Les attaques contre les politiques de prix des laboratoires se multiplient en Europe. 
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