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Le Conseil de l'ordre des médecins s'inquiète de la baisse continue de généralistes

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 10/06/2014

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Les médecins retraités qui demeurent actifs jouent un rôle clé dans le maintien de l’offre de soins

Le Conseil National de l’Ordre des Médecins a publié le 5 juin 2014, son 8ème Atlas national de la démographie médicale, réalisé à partir des chiffres du Tableau de l’Ordre au 1er janvier 2014. Le nombre de médecins est stable, mais l’offre de soins de proximité se raréfie. Les médecins retraités jouent un rôle clé dans la réduction des déserts médicaux. 
Le Conseil National de l’Ordre des Médecins a recensé 276 354 médecins au 1er janvier 2014, soit une hausse de 1,6 % par rapport à 2013 en raison notamment « de la croissance exponentielle de médecins retraités ». Les effectifs de médecins retraités actifs (12946) continuent à augmenter (+18,2% en 2013).
Néanmoins, l’offre de soins de proximité continue de poser probllème. « La part de médecins généralistes est en diminution de ‑6,5% depuis 2007 (soit 90 630 médecins généralistes recensés en activité régulière), et cette tendance devrait se confirmer jusqu’en 2020. Paris est le département où cette baisse est la plus marquée (-21,4% pour la même période). »

A l’inverse, les autres spécialités médicales et chirurgicales sont en augmentation respective de 6,1% et 6,7%, une tendance qui devrait se poursuivre jusqu’en 2020 également.
La moyenne d’âge des médecins, en 2014, est relativement élevée, malgré le renouvellement des générations : 53 ans pour les hommes et de 49 ans pour les femmes. Par ailleurs, l’âge moyen des nouveaux médecins inscrits en 2013 est de 34,2 ans.
La part des femmes dans la population globale vient affirmer une tendance à la hausse, continue depuis plusieurs années : elles représentent 44% des médecins en 2014 et 58% des nouveaux inscrits en 2013.

Un nouvel outil, l’Atlas, pour mesurer les déserts médicaux

Le Conseil National de l’Ordre des Médecins mesure désormais mieux la démographie médicale d’une région à l’autre, grâce à l’analyse croisée de ses données avec celles de l’INSEE (variation des populations générale et médicale). L’outil mis au point, l’Atlas, révèle ainsi un panel de régions et départements où le manque de médecins est manifeste, surtout si la population générale y est parfois en croissance.

Ainsi, la région Ile de France recense la plus forte baisse des effectifs des médecins en activité (-5,6%), alors que sa population a augmenté de +4% entre 2007 et 2014.

A l’inverse, la région Pays-de-la-Loire est la région la plus attractive, à la fois en terme de démographie médicale (+5,7%) et en terme de population générale (+5,9%). Il en va de même pour les départements des Landes par exemple (+4,5% et +10,7%) ou La Vendée (+3,3% et +10,7%).
Le Dr Patrick Bouet, Président du Conseil National de l’Ordre des Médecins, estime que les solutions apportées jusqu’à présent pour résoudre la pénurie de médecins ont donné des résultats. « Ainsi l’exercice regroupé en cabinets de groupes ou en maisons de santé pourrait être développé, car il s’agit d’un des moyens permettant d’assurer une présence médicale dans certains territoires. 34% des médecins pratiquent leur activité dans un cabinet de groupe monodisciplinaire mais les groupements pluridisciplinaires sont encore très marginaux ». Le Dr Bouet estime que « le recours aux médecins retraités actifs peut renforcer l’offre de soins » », mais il juge sans expliquer clairement ses raisons que « cette solution ne peut pas être considérée comme durable ».
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