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La Demora, histoire tragique d'une aidante poussée à bout

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 16/06/2014

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La démora le retardA Montevideo, Maria s’occupe seule de ses trois enfants et de son père Augustin, atteint de la maladie d’Alzheimer

. Malgré ses faibles ressources tirées d’un travail précaire dans le textile, Maria fait de son mieux. Elle partage la chambre de ses enfants et met toute son énergie à leur assurer un quotidien le plus normal possible. Mais quand il lui faut aussi passer ses soirées à chercher Augustin partout dans la ville, Maria craque et se décide à chercher une maison de retraite. Seuls les établissements publics sont à la portée de sa maigre bourse et encore : ils ne sont destinés, lui explique-t-on, qu’aux plus démunis, à ceux qui vivent dans la rue. A bout, Maria décide alors d’abandonner son père pour lui donner une chance d’être pris en charge.

Sans cris, ni larmes, cette mère-courage fait face au quotidien vaille que vaille. Cette sobriété fait la force du film qui ne sombre jamais dans l’excès. Chaque famille pourrait reconnaître ses enfants ou son père et les liens simples mais sincères qui les attachent. Pas de pathos non plus dans le traitement de cette maladie d’Alzheimer qui prend de plus en plus de place dans la vie de la famille, mais reste indétectable à tous les étrangers qui vont tenter de venir en aide au vieux monsieur. Il reste seulement cette phrase d’Augustin : « Quand on ne se souvient pas de son adresse, c’est comme si on n’avait pas de maison. »

La Demora, Rodrigo Pla, Uruguay, 84 minutes, sortie en DVD le 1er juillet 2014.

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