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Vincent Lambert : le Conseil d'Etat se prononce contre le maintien en vie

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 23/06/2014

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Depuis six ans, Vincent Lambert, 38 ans, ancien infirmier psychiatrique, est cloué sur un lit d’hôpital dans un état végétatif.

Son épouse, six de ses frères et sœurs et les médecins du CHU de Reims réclament l’arrêt des traitements. Ses parents et deux de ses frères et sœurs souhaitent le maintenir en vie. Depuis des mois, les deux camps se déchirent.

Ils ont saisi le Conseil d’Etat qui a tenu séance vendredi, après avoir reçu les conclusions des trois experts qu’il avait mandatés, celles de l’Académie de médecine, du Conseil national d’éthique et de l’Ordre des médecins, après avoir entendu Jean Leonetti auteur de la loi sur l’accompagnement sur la fin de vie. Son rôle étant de déterminer si Vincent Lambert fait l’objet d’une obstination thérapeutique déraisonnable au sens de la loi Leonetti et si l’alimentation et l’hydratation artificielles qu’il reçoit peuvent, voire même doivent être arrêtées pour faire cesser cette situation.

Le rapporteur du Conseil d’Etat, Rémi Keller, a retenu les lésions cérébrales irréversibles de Vincent Lambert et la dégradation de son état. La décision a été mise en délibéré au 24 juin. Et ce mardi, les dix-sept juges de l’Assemblée du contentieux du Conseil d’Etat ont autorisé l’arrêt des traitements de Vincent Lambert.

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