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Le CCAS de Caen promeut la colocation pour seniors

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 30/06/2014

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Les colocataires doivent être aptes à la vie commune

Le CCAS de Caen qui gère dix établissements d’hébergement pour personnes âgées, expérimente aussi un appartement en colocation réservé aux seniors. Une solution intermédiaire entre l’hébergement et le maintien à domicile. 

Le projet de colocation de Caen est le premier à être porté par une collectivité locale. 

Pour rompre l’isolement, des seniors, le CCAS de Caen a donc imaginé de mettre en colocation un logement de type T5 pour des retraités âgés de 60 ans et plus. La colocation, lancée au 1er octobre 2011, a trouvé ses premiers colocataires au premier trimestre 2012, des personnes âgées avec de faibles revenus, qui disposent chacun d’une chambre et partagent des moments de vie et de loisirs. 

Cette opération a eu lieu dans le cadre d’un projet de rénovation d’un quartier de Caen dans un immeuble doté d’un centre commercial. La proximité avec les services, les commerces et les moyens de transport, l’accessibilité ont joué un rôle dominant dans le choix du lieu. Le bailleur social Caen Habitat a financé les travaux d’adaptation, notamment la transformation de la baignoire en douche, à hauteur de 5.850 euros.

Le CCAS a équipé les parties communes pour un montant de 7.000 euros, financés grâce à une subvention de la Fondation de France. Chaque colocataire meuble sa chambre à son goût et paie un loyer de 320 euros par mois, charges comprises.

Point important, les personnes logeant en appartement partagé ont accès aux services de l’Ehpa du Chemin Vert tout proche, notamment la restauration et les animations. Autre avantage de taille : la gestion de la colocation est assurée par le biais du responsable de l’Ehpa, qui peut intervenir en cas de besoin de médiation.

La colocation oblige toutefois les colocataires à entretenir de bonnes relations entre eux. Une colocataire âgée de 79 ans a dû quitter le logement après seulement quelques mois, faute d’avoir pu s’adapter à la vie en colocation. 

Le CCAS envisage d’ouvrir d’autres colocations, adossées à ses établissements d’hébergement répartis dans les quartiers de la ville.

Rappelons que les Petits Frères des pauvres expérimentent également ce type de logements collectifs comme alternative à la maison de retraite.
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