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Maladie d'alzheimer : plus de 1500 euros déboursés chaque mois par les familles

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 07/07/2014

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Logo france alzheimerOn savait déjà que les restes à la charge des familles étaient importants

mais l’information fournie aujourd’hui par l’association France Alzheimer est particulièrement intéressante. Elle détaille en effet la composante de ces restes à charge, notamment la nature des dépenses induites par la maladie. Nature des dépenses qui restent :

- Non-prise en charge par l’Assurance maladie : la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées sont reconnues en affections de longue durée et bénéficient, à ce titre, d’un remboursement à 100% des soins médicaux par l’Assurance maladie. Toutefois, 90% des dépenses liées à la maladie d’Alzheimer relèvent du champ médico-social et ne font en réalité l’objet d’aucune prise en charge par l’Assurance maladie”, explique l’association dans sa newsletter.

- Non-prise en compte des besoins dans les plans d’aide : le système d’évaluation des besoins des personnes en situation de perte d’autonomie (grille AGGIR), est inadapté à la maladie d’Alzheimer car centré sur l’autonomie fonctionnelle. Il ne permet pas d’intégrer aux plans d’aide l’ensemble des besoins.

A domicile, les familles doivent donc chaque mois assumer des frais, hors frais médicaux, non pris en charge :
- Protections contre l’incontinence et produits de soins corporels — 160 euros
- Auxiliaire de vie — 649 euros
- Accueil de jour ou hébergement temporaire — 315 euros
- Transport — 122 euros
- Stimulation cognitive et sensorielle — 194 euros
- Compléments nutritionnels — 98 euros
Soit un total de 1 538 euros dépensés chaque mois.

Le projet de loi prévoit d’ajouter à l’appréciation du degré de perte d’autonomie de la personne au travers de la grille AGGIR, une évaluation multidimensionnelle des besoins qui devrait permettre d’appréhender globalement la situation et les besoins du demandeur, dans son environnement physique et humain, et de ses proches aidants. France Alzheimer juge cette mesure insuffisante. Il s’agit d’une amorce qu’il est nécessaire d’encourager bien sûr, mais d’approfondir également, explique l’association. Elle demande d’ailleurs une révision complète de la grille AGGIR, ou l’instauration d’un nouveau système, qui permettrait de mieux prendre en compte les besoins des personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer et de les intégrer aux plans d’aide. Elle souhaite enfin, que soient davantage prises en charge par l’Assurance maladie les dépenses liées à l’accompagnement d’une personne atteinte par cette maladie”.

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