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L'absence d'un gène dans le cerveau d'un unique patient ouvre des pistes de recherche contre la maladie d'Alzheimer

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 18/08/2014

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Une trouvaille inattendue

Des chercheurs américains ont remarqué qu’un patient privé du gène apolipoprotein E, ou APOE, ne présentait aucun trouble cognitif, ni aucun désordre neurologique lié à la maladie d’Alzheimer. Une piste de recherche s’ouvre.

Une étude menée sur un seul et unique patient doté d’une particularité génétique peu fréquente ouvre une piste de recherche nouvelle contre la maladie d’Alzheimer. L’article publié dans le journal JAMA Neurology montre que l’absence de gène APOE dans le cerveau de ce patient n’entrainait aucun trouble cognitif particulier. Du coup, les chercheurs se posent aujourd’hui la question de l’utilité de ce gène dans le fonctionnement cérébral, alors qu’il a été établi que les patients qui ont une mutation du gene de type APOE4 ont un risque plus élevé de développer la maladie d’Alzheimer.

S’il est acquis que le gène APOE est sans réelle utilité, chercher à réduire les taux d’APOE4 dans le cerveau ouvre une piste nouvelle de guérison, avec un risque réduit d’effets secondaires négatifs” indique Mary Malloy, professeur de médecine à l’Université de Californie à San Francisco et co-auteur de l’étude.

Il existe trois type d’APOE, qui aident au transport du choslestérol dans le corps. Un individu sur cinq est porteur du gene APOE4, qui est lié à la maladie d’Alzheimer indique le Dr Bruce Miller, professeur de neurologie à l’Université de Californie.

Mieux vaut ne pas avoir d’APOE qu’être porteur de l’APOE4,” indique le Dr Miller. Réduire la fonction de l’APOE dans le cerveau représente donc aujourd’hui une piste nouvelle pour réduire le risque de développer la maladie d’Alzheimer.
L’étude publiée dans le JAMA portait sur un patient âgé de 40 ans victime d’une hypercholestérolémie, qui ne pouvait être jugulée par aucun traitement. Les médecins ont remarqué que ce patient était dénué d’APOE, un cas très rare, et que ses fonctions cognitives n’en étaient nullement affectées. 

Des expérimentations vont donc être menées pour vérifier que la lutte contre le gène APOE peut être positive sans effets secondaires négatifs. 
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