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La santé des aidants : parlons-en ! Interview de Giulia Crosetto de l'Association française des aidants

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 08/09/2014

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La santé des aidants commence à devenir un véritable sujet de préoccupation.

Pour preuve, la multiplication des initiatives visant à faire de la sensibilisation auprès des intervenants familiaux. Les aider à préserver leur sommeil, la qualité de leur alimentation, valoriser l’activité physique ou tenter de maintenir des temps de répit sont autant d’enjeux pour préserver la santé de ce public isolé et fragile.
Pour en parler, Giulia Crosetto, chargée de mission au sein de l’Association française des Aidants.

Comment a démarré votre réflexion ?
G. Crosetto : La direction générale de la santé nous a interpelés en 2013 pour monter un projet sur la santé des aidants. Nous avons donc commencé par dresser un état des lieux de l’existant. Beaucoup d’actions sont menées à destination des aidants (la formation, les cafés des aidants…) mais peu d’initiatives portent directement sur la question de leur santé. Nous avons donc travaillé à l’élaboration d’un projet, construit autour de trois axes : des ateliers santé, conçus en partenariat avec la Mutualité Française, l’élaboration d’un dépliant santé et de fiches conseils santé à destination des aidants et une action de sensibilisation des médecins, qui va tout juste démarrer ce mois-ci.

Comment fonctionnent les ateliers ?
G. Crosetto : Les ateliers sont divisés en deux temps. Le premier, d’une durée variable en fonction des structures et des lieux où il se déroule, est dédié à la sensibilisation du grand public sur les déterminants de la santé et les possibles altérations du fait de l’accompagnement d’un proche (cela peut prendre la forme d’une conférence débat, d’un ciné-débat, d’un théâtre-débat…).
Un deuxième temps, composé de trois ateliers distincts, est axé sur les trois piliers de la santé : la santé physique, la santé psychologique mais aussi la santé sociale. Les ateliers sont eux-mêmes divisés en deux temps : un temps d’échange (des spécialistes sont présents pour apporter un éclairage sur la question abordée. Les participants s’expriment et échangent sur les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien), et un temps d’activité de sensibilisation à la thématique traitée (cela permet à ceux qui se sentent moins à l’aise avec l’expression orale de trouver leur place dans une activité organisée pour eux. Il peut s’agir de sophrologie, de relaxation ou de gymnastique douce).

Dans quelles villes vous êtes-vous déployé ?
G. Crosetto : Aujourd’hui, nous sommes dans 6 régions : la Lorraine (Thionville), l’Alsace (Schirmeck près de Strasbourg), le Nord Pas de Calais (Arras), la Charente (Angoulême), la Gironde (Mérignac), le Languedoc (près de Perpignan). En janvier, nous nous implanterons également en Ile de France (à Paris) et en Bretagne (Rennes).
Mais 2014 est une phase expérimentale. Fin octobre, nous réaliserons une évaluation globale et rédigerons un rapport de synthèse et d’analyse qui sera remis au ministère. De son résultat dépendra ou non le déploiement de l’opération.

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