Aller sur la navigation Aller au contenu principal Aller sur la recherche

L'alcoolisme monte en flèche chez les retraités américains

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 13/10/2014

0 commentaires

Les conditions de vie et de départ à la retraite sont déterminants

L’alcoolisme des âgés relève-t-il d’une « épidémie cachée » comme l’indique le titre d’un ouvrage récemment paru aux Etats Unis (Retirement and the Hidden epidemic. The Complex Link Between Aging, Work Disengagement, and Substance Misuse and What To Do About It)?

Ce livre écrit par Peter A. Bamberger and Samuel Bacharach est le résultat d’une recherche médicale menée durant dix ans et financée par le National Institute of Health (NIH) sur la progression de l’addiction en général et de l’addiction alcoolique en particulier chez les retraités américains.

Les auteurs estiment que la retraite ne peut être considérée comme la cause de l’addiction alcoolique. En revanche, les conditions de départ à la retraite et les conditions de vie du retraité jouent un rôle majeur dans le développement de l’alcoolisme. 
Selon le New York Times qui rend compte de l’ouvrage, 2.8 millions d’Américains âgés sont alcooliques et ce nombre devrait doubler (5.7 millions) d’ici 2020, selon une étude parue en 2008 dans la revue Addiction.”

Entre 1992 et 2008, le nombre de quinquagénaires et plus traités pour addiction à l’alcool, mais aussi à d’autres drogues, est passé de 102 700 à 231 200 personnes selon la Substance Abuse and Mental Health Services Administration, une agence fédérale américaine spécialisée dans la lutte contre les addictions.

Bien que l’alcool demeure la drogue” préférée des seniors, les dernières statistiques officielles indiquent que le nombre de personnes âgées de 50 à 64 ans et victimes d’addiction a plus que doublé passant de 2.7% en 2002 à 6.0% en 2013.

Le probleme de l’addiction alcoolique est d’autant plus grave chez nos aînés que le corps métabolise plus lentement les substances dangereuses, indique le Dr. John Dyben, du centre de traitement des adultes de West Palm Beach, en Floride.

Les Américains mettent-ils en lumière un problème encore méconnu — mais latent — en France ? Une réponse positive n’est pas à exclure. 
Partager cet article

Sur le même sujet