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Comprendre les fragilités

Accidents vasculaires cérébraux (AVC) : agir vite, c'est important

Auteur Rédaction

Temps de lecture 3 min

Date de publication 03/11/2014

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Appeler le 15

A l’occasion de la journée mondiale des accidents vasculaires cérébraux (AVC) ce 29 octobre, découvrez la campagne Accidents vasculaires cérébraux : agir vite, c’est important”.

L’accident vasculaire cérébral (AVC) est un problème majeur de santé publique qui concerne environ 800 000 personnes dont 500 000 gardent des séquelles ; 350 000 personnes sont enregistrées en affection de longue durée pour « AVC invalidant ».


L’AVC reste la première cause de décès des femmes et la troisième cause de décès chez les hommes.
L’âge moyen de survenue est de 70 ans pour les hommes et de 74 ans pour les femmes. Une personne sur quatre a moins de 65 ans lorsque l’accident survient.

Pourtant, une prise en charge rapide, régulée par le SAMU-centre 15 a démontré son intérêt en termes de survie et de diminution des séquelles associées. Chacun doit pouvoir être en mesure d’agir lorsque l’accident survient car les minutes sont comptées.

Les symptômes qui doivent faire appeler le 15 d’urgence : 

- une faiblesse musculaire ou paralysie brutale touchant face, bras et jambe d’un même côté du corps (hémiplégie) ;
- une difficulté soudaine de langage : difficultés pour parler 

- un trouble visuel : perte brutale de la vision d’un oeil ou de la moitié voire de la totalité du champ visuel ; 

- une perte brutale de l’équilibre associée à des vertiges.

D’autres symptômes peuvent survenir : maux de tête violents, inhabituels accompagnés de nausées et de vomissements, troubles de la conscience pouvant aller de la somnolence au coma.
Les américains proposent le moyen mnémotechnique : FAST (rapide) : F (Face : déformation de la bouche, engourdissement); A (Faiblesse d’un côté du corps ou engourdissement, impossible de lever les deux bras), Speech (difficulté d’élocution), T pour Times (pas de temps à perdre, à l’un de ces signes, appelez le 15)


Les deux grands types d’AVC :

1. Les accidents ischémiques cérébraux sont les plus fréquents (85% des AVC). Ils surviennent quand un caillot de sang bouche une artère empêchant brutalement le flux sanguin d’irriguer une partie du cerveau. Selon la durée et l’importance de l’attaque on distingue :
- Les infarctus cérébraux (IC) où le déficit neurologique (paralysie, troubles visuels, du langage…) persiste plusieurs heures, et laisse le plus souvent des séquelles. Leur prise en charge thérapeutique est urgente.
- Les accidents ischémiques transitoires (AIT) durent de quelques minutes à quelques heures, et ne laissent aucune séquelle. C’est pourtant un signal d’alarme : il est fréquent qu’ils précèdent un infarctus cérébral. Pour empêcher une récidive plus sévère, l’accident transitoire doit être également pris en charge en urgence. Il est important de savoir que plus de 30% des infarctus cérébraux (avec lésion cérébrale qui laisse le plus souvent des séquelles) sont précédés d’AIT.
L’AIT est donc un accident prémonitoire à ne pas négliger.


2. Les hémorragies cérébrales (10%) et méningées (5%) sont la conséquence de la rupture d’une artère du cerveau ou des méninges. Le sang se répand dans le tissu cérébral qu’il comprime et endommage. La zone hémorragique est appelée hématome.

L’AVC n’est pas une fatalité. Les facteurs de risques sont connus.
Certains sont non maîtrisables comme l’âge et le sexe (Plus de 45 ans pour les hommes, plus de 55 ans ou ménopause pour les femmes), l’hérédité.
D’autres facteurs de risques sont maîtrisables comme l’hypertension artérielle (1er facteur de risque : la tension artérielle recommandée doit être inférieure à 149 voire plus basse), le tabac, le diabète, l’excès de cholestérol, l’alcool, l’obésité, la sédentarité, la contraception orale.

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