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L'Observatoire citoyen des restes à charge en santé tire la sonnette d'alarme

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 24/11/2014

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Dans une étude publiée le 20 novembre dernier, l’Observatoire citoyen des restes à charge en santé,

créé en 2013 par le Collectif interassociatif sur la santé (CISS) (qui regroupe quarante associations intervenant dans le champ de la santé), le magazine 60 Millions de consommateurs et la société Santéclair, spécialisée dans l’information et l’orientation dans le système de soins, a mis en exergue la grande disparité de prise en charge des dispositifs médicaux pour les usagers français.
Lunettes, prothèses auditives, fauteuils roulants, appareils respiratoires, pansements spécifiques, semelles orthopédiques… les Français ont dépensé l’an dernier 13 milliards d’euros pour des produits et prestations de santé divers. Sur ce total, 5,7 milliards seulement ont été remboursés par l’Assurance maladie, et 7,3 milliards sont restés à la charge des particuliers ou de leur complémentaire santé.

L’analyse des données fait apparaître de profondes inégalités.
D’un secteur à l’autre d’une part car si les appareils dédiés à l’apnée du sommeil sont pris en charge à 74% par l’Assurance maladie, les audioprothèses ne le sont qu’à hauteur de 9% pour les plus de 20 ans.
Inégalités entre les produits d’autre part car si les fauteuils manuels courants sont correctement remboursés, les fauteuils nécessitant plus d’options et notamment ceux qui sont électriques ou verticalisateurs le sont beaucoup moins.

Avant remboursement complémentaire, une paire de prothèses auditives coûte souvent plus de 2 800 euros à l’assuré. Un fauteuil électrique, plus de 1 800 euros en moyenne et près de 6 000 ou plus dans 10% des cas étudiés. Certains patients sont ainsi victimes d’une double peine : plus leur handicap nécessite une haute technicité de prise en charge, moins bien il est remboursé par l’Assurance maladie. Et même après financement complémentaire, le reste à charge peut demeurer élevé.

Face à ces inégalités mais aussi celles que représentent les prix libres (le même modèle d’audioprothèse coûte 10 à 50 % plus cher lorsqu’il est vendu à un assuré de moins de 20 ans, mieux remboursé, que lorsqu’il équipe un adulte de plus de 20 ans, mal remboursé), les membres de l’Observatoire appellent à une remise à plat complète des conditions de prise en charge des produits et prestations remboursables.

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