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L'urologue, le gynécologue de l'homme

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 24/11/2014

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Suite au récent congrès de l’AFU, Association Française d’Urologie, il nous a semblé intéressant de faire un zoom sur une spécialité méconnue du grand public, l’urologie.

Pourtant avec le vieillissement de la population et l’allongement de la durée de vie, l’homme âgé a changé. Force est de constater que le rôle de l’urologue aussi.

Qu’il s’agisse de prévenir les maladies cardiovasculaires et le diabète, dont le précurseur, le syndrome métabolique, est bien souvent découvert lors d’une consultation pour une hypertrophie bénigne de la prostate, de prendre en charge la baisse de libido ou les dysfonctionnements sexuels ou de coordonner l’ensemble de l’équipe multidisciplinaire lors d’un cancer de la prostate ou d’une tumeur de la voie excrétrice supérieure, l’urologie est aujourd’hui une discipline à multiples facettes.

Les domaines d’expertise de l’urologue concernent aussi bien la cancérologie qui représente presque la moitié de son activité, que les troubles mictionnels de l’homme (30 % de l’activité d’un urologue),
l’incontinence féminine ou masculine, les infections (cystites, prostatites, pyélonéphrites), les célèbres calculs” (lithiases), l’insuffisance rénale, les greffes, les dysfonctionnements de l’appareil génital de l’homme, les troubles urinaires et les malformations de l’appareil génital de l’enfant et l’adolescent, et tous les autres troubles de l’appareil génito-urinaire, qu’ils soient d’origine neurologique ou traumatique.

Deux situations principalement conduisent un homme à consulter un urologue. La prise en charge des maladies prostatiques (gênes mictionnelles et cancer) et les dysfonctions sexuelles. L’association très forte entre les troubles urinaires et sexuelles et l’existence d’un syndrome métabolique, place l’urologue au coeur d’une prise en charge beaucoup plus globale de l’homme et le conduit, bien souvent, à orienter son patient vers un cardiologue. La dysfonction sexuelle est aujourd’hui considérée comme un symptôme sentinelle’, pour les maladies cardiovasculaires.

En ce qui concerne le cancer de la prostate (56 841 en 2012) et les autres cancers de l’appareil urinaire et génital (vessie, rein), la cancérologie fait partie intégrante de l’activité de l’urologue. C’est l’urologue qui diagnostique, prescrit les examens complémentaires, et propose la stratégie thérapeutique validée dans le cadre des RCP (réunion de concertation pluridisciplinaire en oncologie). C’est encore l’urologue qui établit le traitement médical, qui opère si cela est nécessaire, assure le suivi-post opératoire ou encore les soins de support. L’urologue assure 95 % de la prise en charge initiale du cancer. Pour certains patients il peut faire appel à d’autres spécialistes comme par exemple les radiologues interventionnels, les radiothérapeutes ou les oncologues pour une prise en charge multidiciplinaire.

L’incontinence est un autre exemple intéressant. Ce symptôme peut relever de divers mécanismes purement mécaniques, neurologiques ou dégénératifs (incontinence à l’effort, urgenturie, incontinencemixte).
L’urologue va analyser la situation pour proposer une prise en charge adaptée à chaque situation (traitements médicamenteux, comportemental, rééducation, neuromodulation, chirurgie, pose de bandelettes).

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