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Les ménages aisés font appel aux professionnels de l'aide à domicile, selon une étude de la Drees

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 15/12/2014

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La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) révèle dans la collection Dossiers Solidarité et Santé, n° 57, de décembre 2014 que les ménages aisés envisageraient plus souvent de déléguer la prise en charge de leur proche dépendant. Cette étude a été menée par Sébastien Grobon.

En effet, selon ce Baromètre d’opinion, qu’il s’agisse du mode de prise en charge des personnes âgées dépendantes ou du financement de cette prise en charge, les Français réagissent en fonction de leur niveau de vie.

Si l’un de leurs proches parents devenait dépendant, huit enquêtés sur dix souhaiteraient le maintenir à domicile. Mais cette opinion très majoritaire masque des différences selon que l’enquêté appartient aux personnes les plus aisées (les 20 % les plus riches) ou aux personnes aux revenus les plus faibles (les 20 % les moins riches). En effet, parmi les plus aisés, 23 % des enquêtés envisageraient un placement de leur proche dépendant en établissement, alors qu’ils ne seraient que 14 % parmi les moins aisés. Plus largement, parmi les plus aisées, six personnes sur dix envisageraient de déléguer la prise en charge de leur proche, soit en ayant recours à une institution, soit en finançant des aides à domicile, alors que parmi les moins aisées, trois personnes sur dix envisageraient ces solutions.

De même, les Français n’expriment pas la même capacité à contribuer individuellement ou collectivement au financement de la dépendance selon leur situation financière. Huit Français sur dix déclarent être prêts à épargner davantage en prévision d’une situation de dépendance parmi les plus aisés, contre six sur dix parmi les moins aisés. Les personnes les plus aisées sont de surcroît plus nombreuses à se prononcer en faveur d’une cotisation « dépendance » obligatoire pour tous. Enfin, quatre personnes sur dix se disent prêtes à accepter une baisse des prestations dépendance en contrepartie d’une réduction des cotisations correspondantes parmi les plus aisées, contre trois sur dix parmi les moins aisées.

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