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Aide à domicile : un Collectif d'associations de personnes handicapées dénonce des "restes à charge" insoutenables

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 05/01/2015

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Ils réclament une revalorisation de la Prestation de compensation du handicap

Le Comité d’entente des associations représentatives de personnes handicapées et de parents d’enfants handicapés — qui réunit plus de 50 organisations, dont l’APF, la Fédération des APAJH, l’Unapei, l’Unafam ou lUniopss – a alerté, par courrier, les services du Premier ministre sur les graves difficultés” que rencontrent les personnes handicapées titulaires de la prestation de compensation du handicap (PCH) quand elles emploient une aide à domicile en emploi direct. 

Selon le Comité, le montant de la prestation ne permet déjà pas de rémunérer une assistante de vie en respectant les obligations légales et conventionnelles sans occasionner de restes à charge importants”. Mais en sus ajoute le Collectif, l’accord signé le 21 mars dernier entre la Fédération des particuliers employeurs de France (Fepem) et trois organisations syndicales va aggraver plus encore la situation, générant des restes à charge considérables pour les particuliers employeurs”.

Ce texte crée en effet une nouvelle grille de classification qui répertorie 21 emplois-repères répartis dans cinq domaines d’activités. Cette classification assortie d’une nouvelle grille de salaires va bien au-delà du niveau de rémunération sur lequel est basée la construction du tarif actuel” de la PCH aide humaine”, déplore le Comité.
Si de plus, comme l’a annoncé le ministre du Travail, cet accord est étendu sans revalorisation du tarif actuel de la PCH, la situation des particuliers employeurs va connaître une très nette dégradation”. En d’autres termes, ces hausses du reste à charge se traduiront par des licenciements, voire, pour les personnes concernées, par une obligation de quitter leur domicile si d’autres alternatives à l’emploi direct n’existent pas sur le territoire. 

Ces difficultés financières risquent de toucher principalement les personnes les moins autonomes et dont les besoins en aides humaines sont les plus importants.
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