Aller sur la navigation Aller au contenu principal Aller sur la recherche

Edito : pas de fessée quel que soit l'âge

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 09/03/2015

0 commentaires
annie de vivie

Plusieurs actualités s’entrechoquent cette semaine.

D’un côté, le Conseil de l’Europe accuse la France de violer la Charte sociale européenne. En effet, notre pays n’interdirait pas de manière « suffisamment claire » les châtiments corporels infligés aux enfants, tels que la fessée.

De l’autre, ce chiffre effrayant : 80% des femmes en situation de handicap seraient victimes de violence.

D’un côté, on n’a pas de droit de lever la main sur un enfant mais de l’autre, nul ne s’inquiète des violences commises sur un adulte handicapé, malade, âgé… Pourquoi l’Europe est-elle plus sensible à aux violences sur enfants ? Pourquoi ne pousse-t-elle pas les Etats à agir, à prévenir les maltraitances, les abus sur adultes fragilisés et vulnérables ?

Les études d’ALMA (Allô Maltraitance des plus âgés) montrent que la maltraitance survient d’autant plus facilement que des tensions financières se produisent dans l’entourage de la personne vulnérable. Or aujourd’hui financer des services d’aides à l’autonomie est de plus en plus difficile. L’inaccessibilité financière des services indispensables à la vie est une forme de maltraitance.

Les risques de situations de maltraitance augmentent aussi quand on laisse les aidants et leurs proches s’enfoncer dans l’isolement, s’épuiser dans un huis clos étouffant et dangereux. Le risque s’accroit quand un parent proche prend soin d’une personne atteinte d’une maladie neuro-dégénérative associée à des troubles du comportement, de la mémoire.
Il faut s’informer, se former, ne surtout pas rester seul, et accepter de se faire aider.
Mais partout, les crédits des services sociaux, des CLIC, des services d’aides à domicile professionnels se réduisent comme peau de chagrin.

Que veut-on pour nos vieux jours si le besoin d’aide se fait sentir ?
Un chiffre : 48 ans, c’est l’espérance l’espérance de vie des personnes à la rue (85 ans pour les femmes selon l’Insee).
C’est une question politique au sens noble du terme à la veille des élections départementales (les départements restant à ce jour le chef de file de l’action sociale destinée aux personnes âgées).

Allons voter (sans y être forcé mais aidé).

Partager cet article

Sur le même sujet