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Chutes des personnes âgées : et si c'était les diurétiques ?

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 22/06/2015

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Alors que l’Inpes rappelait à l’occasion des Journées de la prévention et de la santé publique que les chutes des personnes âgées constituaient un enjeu majeur de santé publique, une étude présentée au congrès Urgences 2015 à Paris (et rappelée dans Medscape) montrait que des chutes à répétition (et des troubles cognitifs) pouvaient être causées par la prise de diurétiques.

L’Inpes rappelle que le risque de chutes augmente avec l’âge, et que le risque de se blesser (fracture du col du fémur ou traumatisme crânien principalement) lors d’une chute est estimé entre 10 et 15%. Cela limite les activités des personnes âgées (par peur de tomber), et entraîne déclin fonctionnel, baisse de la qualité de vie, dépression et isolement social. Les chutes sont sous-déclarées et leur coût est considérable. L’Inpes présente les différents facteurs de risques connus (sédentarité, pathologies, isolement…), les moyens préventifs (exercices physiques, évaluation du domicile…) et introduit le projet d’enquête ChuPADom, qui a pour but d’identifier les profils de chuteurs et de suivre pendant un an des personnes âgées, à domicile et en CHU à propos de leur risque de chutes.

Les diurétiques en cause ?

L’hypotension et l’hypovolémie sont des effets secondaires fréquents des diurétiques, et peuvent entraîner une chute. L’hyponatrémie, autre effet secondaire fréquent, se révèle par des troubles du comportement et des ralentissements psychomoteurs. La prise de diurétiques est donc à vérifier en présence de chutes – et peut-être à reconsidérer, selon les cas.

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