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L'activité physique pour limiter les chutes

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 03/08/2015

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Sport personnes âgéesL’étude Ossebo, dont l’objectif est d’analyser l’effet d’un programme d’exercice physique sur la prévention des chutes accompagnées de fractures ou d’autres traumatismes physiques graves chez les sujets âgés, particulièrement des femmes de 75 ans et plus avec des capacités physiques diminuées, commence à livrer ses résultats.

Initiée fin 2007, l’étude a concerné une vingtaine de sites

(Reims, 5ème, 16ème, 17ème, 18ème, et 20ème arrondissements de Paris, Lille, Amiens, Boulogne-Billancourt, Montpellier, Lyon, Strasbourg, Villejuif, Saint-Etienne, Caen, Annecy, Nîmes, Issy-les-Moulineaux, Nantes et Rouen).

A partir des listes électorales, près de 45 000 femmes âgées de 75 – 85 ans ont été invitées à venir passer des tests d’équilibre. Plus de 5 000 se sont présentées, dont 1 200 avec des troubles mineurs d’équilibre.

Parmi ces femmes, 706 ont accepté de participer à l’étude et d’être réparties par tirage au sort soit dans le groupe intervention (ces femmes (n= 352) ont suivi un atelier équilibre de 50 minutes délivré gratuitement une fois par semaine pendant deux ans et bénéficié de conseils pour poursuivre des exercices à la maison), soit dans le groupe témoin (n = 354).

Les ateliers équilibre ont été pris en charge par l’Association Siel Bleu (Sport, Initiatives et Loisirs). Le suivi (enregistrement pendant deux ans des chutes et de leurs conséquences) des participantes s’est terminé le 30 mai 2013.

Les résultats sont très encourageants puisque pendant les 2 ans de suivi, il apparait que le risque est réduit de 19 % dans le groupe bénéficiant du programme (305 vs 397 ; Hazard Ratio [HR] 0,19 ; intervalle de confiance à 95 % [IC] 0,67 à 0,99).

Concernant l’influence de l’activité physique sur la gravité des lésions liées aux chutes, les résultats sont moins convaincants. La courte durée de l’observation et le fait qu’un nombre non négligeable de personnes inscrites n’a jamais commencé le programme ou l’a interrompu dès le premier mois (avec souvent pour justification des difficultés de trajets) sont évoquées comme raisons majeures.

Néanmoins les femmes ayant bénéficié du programme estiment avoir améliorer leurs capacités physiques dans leur vie quotidienne. La perception reste donc bonne et conforte l’idée de l’intérêt du maintien d’une activité physique chez les personnes âgées déjà fragiles.

Référence
El-Khoury F et coll. : Effectiveness of two year balance training programme on prevention of fall induced injuries in at risk women aged 75 – 85 living in community : Ossébo randomized controlled trial. BMJ 2015 ; 351 : h3830.

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