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5% des personnes vivant en grande précarité ont plus de 65 ans

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 17/08/2015

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La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) a fait paraître début août son édition 2015 de « Minima sociaux et prestations sociales. Ménages aux revenus modestes et redistribution ». On y constate que, malgré les prestations sociales, 5% des personnes vivant avec moins de 660 euros par mois (c’est-à-dire en situation de grande précarité) ont plus de 65 ans.

Comme l’indique la Drees, « en France métropolitaine, 2,3 millions de personnes sont dans une précarité extrême : elles vivent avec 660 euros maximum par mois (données 2012) et, pour la moitié d’entre elles, avec moins de 520 euros. Avec un revenu inférieur à 40% du niveau de vie médian, bien en dessous du seuil de pauvreté monétaire (987 euros), elles représentent 3,7% de la population. Leur part augmente progressivement depuis la crise de 2008 – 2009 et l’aggravation du chômage. »
Si la grande précarité en France touche plus souvent les jeunes adultes, les personnes seules, les familles monoparentales et les immigrés, les plus âgés en sont aussi victimes. « Les personnes âgées de 65 ans ou plus sont sensiblement sous-représentées parmi les adultes pauvres au seuil de 40 % [du niveau de vie médian, soit un niveau de vie inférieur à 660 euros mensuels]. Elles en représentent un peu moins de 5%, contre plus d’un adulte sur cinq en population générale. À caractéristiques identiques, elles sont moins exposées à la pauvreté, et encore moins à la pauvreté extrême ».

Comment est-il possible de vivre avec moins de 660 euros par mois alors qu’existe le minimum vieillesse ?

« Toutefois, l’existence de personnes âgées sous le seuil de 40% du niveau de vie médian est étonnante au regard du montant du minimum vieillesse. Celui-ci assure aux personnes disposant de faibles pensions un seuil minimum de revenu, qui s’établit, fin 2012, à 777 euros pour une personne seule et à 1207 euros pour un couple. Les personnes âgées les plus pauvres sont majoritairement des femmes et les personnes seules ou âgées d’au moins 75 ans sont surreprésentées. Elles sont aussi le plus souvent propriétaires de leur logement. Il est possible qu’une partie d’entre elles ne recourent pas au minimum vieillesse, par manque d’information sur le dispositif ou par souhait de ne pas être recouvrables sur succession. Elles peuvent être devenues éligibles au minimum vieillesse bien après l’âge de la retraite, par exemple à la suite du décès de leur conjoint, et n’avoir pas été informée de leurs droits à ce moment-là. »

Le minimum vieillesse

« Les allocations du minimum vieillesse (ASV et ASPA) assurent aux personnes d’au-moins 65 ans (ou l’âge minimum légal de départ à la retraite en cas d’inaptitude au travail) un niveau de revenu égal au minimum vieillesse. En 2007, l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) se substitue à l’allocation supplémentaire vieillesse (ASV) pour les nouveaux entrants. Son montant s’établit à 742,27 euros pour une personne seule et à 1181,77 euros pour un couple au 1er janvier 2012. »

Pour lire l’édition complète, cliquez ici.




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