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Un entretien avec Agnès Soubrier, directrice générale du LIR et co-organisatrice de la journée S3ODEON

Auteur Rédaction

Temps de lecture 3 min

Date de publication 30/08/2015

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« Replacer les questions de santé au centre du débat public »

Agnès Soubrier, vous êtes le principal artisan de cette première édition de S3Odéon — dont Agevillage est partenaire — et qui aura lieu à Paris, au théâtre de l’Odéon, le 12 septembre. De quoi s’agit-il exactement ? 
J’ai voulu replacer les questions de santé au centre du débat public. Rien ne vaut un théâtre pour faire passer un message. À la manière de comédiens, une trentaine de chercheurs et scientifiques, médecins, philosophes, économistes, jeunes entrepreneurs.… vont monter sur les planches pour mettre en scène leurs idées, leurs projets, leurs points de vue sur la santé de demain. Ces personnalités sont toutes reconnues comme faisant autorité dans leur spécialité. Elles présenteront une idée, une découverte, un projet, dans un format court et vivant. J’ai voulu un rendez-vous original pour indiquer des évolutions en cours, des évolutions qui vont changer le monde. La créativité réside aussi dans le format original et vivant de cette journée : il y aura des interventions où le public sera passif. Mais aussi des plages de rencontres ou des échanges auront lieu entre le public et les chercheurs. 
Quel sens donnez-vous à cette manifestation ?

Une révolution scientifique est en cours. Cette révolution change déjà la manière de se soigner. Les avancées de la science, de la médecine, de la biologie sont mal connues. Dans la plus grande discrétion — hormis celle de leurs pairs — des équipes de recherche mènent des travaux qui vont à terme changer la face de la société. Dans dix ans, on ne se soignera pas de la même façon qu’aujourd’hui. La science est un vecteur de transformation sociale. C’est pourquoi il importe que le grand public soit informé du foisonnement des projets de recherche, qu’il sache qu’une révolution est en cours et qu’il doit non seulement s’y préparer, mais aussi y participer. Il me semble que si la science change la société, la société doit aussi pouvoir avoir son mot à dire.

Qu’avez-vous voulu prouver ?

Une révolution ne peut se passer de l’adhésion de la population. Je crois qu’il faut éviter que la science soit perçue comme un coup d’état, provoquant des bouleversements qui pourraient n’être pas appréciés faute d’être compris. Les scientifiques, les médecins, les chercheurs ont tout à gagner à communiquer sur l’état de leurs travaux. Informer sur la révolution en cours me paraissait une manière d’être optimiste et ludique. Les craintes surgissent de l’ignorance. Quand on sait, on peut intervenir, corriger, améliorer. 

Les scientifiques et les autres acteurs de santé que vous avez contactés ont-ils accepté facilement de jouer le jeu ?

J’ai été frappée par l’intérêt immédiat qu’ils ont tous manifesté pour cette initiative. Les acteurs de la santé de demain ont envie de parler, de communiquer sur leurs projets. Rien n’aurait été possible sans leur accord. C’est en s’appuyant sur ces personnalités référentes, en informant sans intermédiaires, que l’on peut donner au citoyen la possibilité d’accéder à la connaissance et se forger une opinion.
Une seule manifestation est insuffisante. Y aura-t-il une suite l’an prochain par exemple ?

On pourrait réaliser une opération par semaine comme celle-ci sans épuiser la masse des sujets, des expériences qui sont menées, des idées neuves qui germent aux quatre coins de la planète. J’espère que le public sera nombreux à se déplacer pour que l’on puisse recommencer et amplifier l’opération l’année prochaine.

Lien vers le colloque S3 Odeon le 12 septembre au Théâtre de l’Odeon à Paris
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