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Comprendre les fragilités

Toussaint : questions autour de la mort

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 26/10/2015

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La Toussaint arrive. Avec elle, toutes ces questions, sans réponse, autour de la mort.

Pourquoi survient-elle ?
Les très vieux ont hérité de la question de la mort. Mais celle-ci peut survenir n’importe quand : maladies, guerres, accidents (comme celui de Puisseguin la semaine dernière).

Peut-on apprivoiser la mort ?
Bonjour madame la mort” est un des albums les plus plébiscités par les enfants du Prix de littérature Chronos. Il permet de mettre des mots sur ce sujet tabou. La dernière leçon” de Noëlle Chatelet sera bientôt portée au cinéma. Elle raconte comment la mère de l’auteur a préparé sa fille à sa décision de mettre fin à ses jours.
Est-ce possible de s’y préparer ?

Difficile de l’envisager pour soi en tout cas. Difficile d’anticiper (et de financer) ses obsèques. Des services numériques se déploient sur la toile pour laisser une trace, se souvenir, honorer ses proches.

Quant à la toute fin de vie, on constate qu’il est encore aujourd’hui bien difficile d’écrire ses directives anticipées, d’identifier sa personne de confiance (je l’ai fait… je ne suis pas morte). La prochaine loi Clayes-Leonetti veut les rendre plus opposables aux décisions médicales. A suivre.

Quant à la mort elle-même, elle a disparu des villes, des villages. Les dernières guerres trop meurtrières avaient imposé une simplification des rituels, un allégement de la visibilité du deuil. La toute puissance médicale et hospitalière a depuis capté la mort en ses lieux… éloignés du domicile quotidien.

On ne voit plus de signes extérieurs de la mort, sur les murs des maisons, des immeubles. Des maisons de retraite médicalisées installent de petits autels avec une bougie, une photo et le nom du défunt.

Mais ailleurs ?
Seuls les cimetières témoignent de sa réalité et de son absolu mystère.
D’où peut-être notre besoin irrépressible d’aller fleurir les tombes de nos proches.

La place de la mort dans notre société ?
Et si c’était une question de vie.

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