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Aidants : congés spécifiques et aménagement du temps de travail

Auteur Rédaction

Temps de lecture 3 min

Date de publication 01/02/2016

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La loi d’adaptation de la société au vieillissement a permis la création du congé de proche aidant, qui vient remplacer le congé de soutien familial. Mais pour trouver le temps de s’occuper de son proche quand on est salarié, d’autres solutions ont cours. Nées de la Loi ou émanant d’initiatives privées, le point sur les possibilités existantes.

Le congé de proche aidant (décret en attente)

Instauré par la loi d’adaptation de la société au vieillissement (article 53), il est désormais ouvert aux aidants non familiaux (soit un aidant sur cinq), en plus des membres de la famille. La personne aidée peut résider chez elle, chez l’aidant, en établissement ou chez un tiers.
Non rémunéré, le congé dure trois mois et est renouvelable jusqu’à un an. Il peut être fractionné ou transformé en temps partiel. Pour l’obtenir, il faut au moins deux ans d’ancienneté à son poste.

Le congé de solidarité familiale

Aidants et personnes âgéesLe congé de solidarité familiale permet d’assister un proche souffrant d’une pathologie mettant en jeu son pronostic vital ou étant en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, quelle qu’en soit la cause. Il peut s’agir d’un ascendant, d’un descendant, d’un frère ou d’une sœur, ou d’une personne partageant le même domicile que le bénéficiaire du congé ou l’ayant désigné comme sa personne de confiance.
Une personne de confiance est une personne (un parent, un proche ou le médecin traitant) qui a été désignée par une autre personne majeure pour l’accompagner dans ses démarches, assister aux entretiens médicaux afin de l’aider dans ses décisions, et pour donner son avis au cas où elle-même serait hors d’état d’exprimer sa volonté et de recevoir l’information nécessaire à sa situation.

Gros plan sur quelques initiatives privées d’aide aux aidants

Dans une démarche de responsabilité sociétale des entreprises (RSE), plusieurs sociétés ont mis en œuvre des dispositifs spécifiques pour permettre aux aidants d’aménager leur temps de travail.
- Depuis 2012, Novartis donne la possibilité à ses salariés aidants de transformer leur 13ème mois de salaire en jours de congés abondés de 6 jours par l’entreprise.
- Orange se positionne également en employeur responsable par le biais de sa « people charter », qui permet de aux employés d’aménager le temps de travail pour faire face à des contraintes personnelles ou de passer au télétravail.
- Depuis le 1er janvier 2013, les salariés du groupe Casino peuvent bénéficier d’un congé de l’aidant familial de 12 jours ouvrables et rémunérés. Un dispositif qui s’ajoute à d’autres mesures de soutien aux aidants. 
- Chez L’Oréal, les salariés aidants conservent leur rémunération s’ils prennent un congé de solidarité familiale pour accompagner un proche en fin de vie. 
D’autres grands groupes ont intégré le soutien aux aidants à leur politique de ressources humaines.

Aidants : Faites-vous aider

Les aidants salariés ont aussi une carte à jouer dans le développement de ces bonnes pratiques, en parlant de leurs contraintes, leurs responsabilités. Une étude récente montre que 90 % des aidants ne se déclarent pas comme tels. Dans la sphère professionnelle, pourtant, ceux qui sautent les pas le regrettent rarement : dire son rôle d’aidant n’a dans 85 % des cas, pas d’impact négatif sur les rapports avec les collègues, les supérieurs hiérarchiques ni sur l’évolution professionnelle (étude BVA/​Novartis).

Et pour les chefs d’entreprises qui souhaiteraient mieux comprendre et accompagner leurs salariés aidants, la CNSA a édité en 2014 un guide à destination des entreprises.
Pour en savoir plus sur les congés légaux
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