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Accompagner son proche en maison de retraite : guide pratique

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 01/08/2016

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soulager le sentiment de culpabilité

L’établissement Mélavie à Montgeron dans l’Essonne diffuse un petit guide pratique pour accompagner les familles des résidents.

Entrée en maison de retraiteFace à la culpabilité de confier (“placer”) son proche,

face à l’épuisement physique et psychologique constaté, le guide suggère de considérer l’entrée en maison médicalisée comme un nouveau départ, un renouveau individuel pour des personnes âgées qui pouvaient vivre isolées et sans vie sociale. Se retrouver entourées par d’autres résidents et profiter des animations, de la chaleur du groupe peut les aider à s’épanouir en collectivité.

Le guide suggère aux proches aidants de travailler main dans la main avec les professionnels de l’établissement avec un discours clair vis à vis de la personne hébergée. Expliquer qu’on ne se « débarrasse pas d’elle », mais qu’on choisit la meilleure solution en fonction du contexte”.

Organiser des visites régulières, pas forcément très longues, avec les enfants, petits-enfants, va rassurer le résident, maintenir sa place dans la famille.

Avec une personne désorientée, la relation est toujours possible. Cela demande de rester patient mais aussi positif, centré sur les capacités, les envies, en acquiesçant plutôt que d’argumenter, en distrayant si un blocage survient, en s’appuyant sur les bons moments, les souvenirs qui font plaisir.

Mélavie constate que s’occuper d’un parent qui vieillit renvoie à un processus similaire à celui de deuil, en trois étapes classiques :

  • Une phase de déni où l’on cherche le maintien de l’autonomie, coûte que coûte.
  • Une phase de révolte et de culpabilité, avec parfois de la colère face à la situation, face à son parent, face aux autres. Les professionnels de l’établissement repèrent ce sentiment. Ils peuvent orienter vers un soutien psychologique qui rassure, soutient et accompagne vers la phase suivante.
  • La phase de négociation où la famille veut se sentir utile et impliquée dans l’accompagnement de son parent. Certaines familles vont jusqu’à se substituer au soignant, vouloir nourrir à tout prix leur proche, remettre en question les décisions médicales (imposer des examens ou des traitements).

Les professionnels vont accompagner alors au deuil du parent en bonne santé” avec la réflexion autour de projets communs adaptés à cette vie nouvelle.
Il n’est pas facile pour les proches de lâcher-prise et d’accepter la situation.

Télécharger le guide

Ndlr : Pour se déculpabiliser et accompagner activement son proche et les autres résidents, Agevillage suggère de participer au Conseil de la vie sociale (CVS) de la structure.
Et pour garder un lien régulier, le téléphone, Internet (application Famileo” notamment) sont des supports à utiliser.

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