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Edito : le bonheur en vente chez le docteur ?

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 05/09/2016

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J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé”. C’est par cette citation de Voltaire que le philosophe André Comte-Sponville a interpellé la salle du théâtre de l’Odéon ce 3 septembre sur les enjeux de la santé (Conférences S3Odéon dont agevillage est partenaire).

Annie de VivieAndré Comte-Sponville regrette que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ait défini la santé comme un état de complet bien-être physique, mental et social, et pas seulement une absence de maladie ou d’infirmité”.

On comprend l’enjeu de ne pas se focaliser uniquement sur la ou les pathologies mais d’appréhender la personne malade dans sa globalité. Mais pour autant, le docteur peut-il résoudre toutes mes difficultés, mes souffrances… tous ces malheurs petits et grands que les plus âgés aiment souvent égrener à leur visiteurs.

Celles-ci font partie de la condition humaine. L’humanité n’est pas une maladie” insiste André Comte-Sponville. L’être humain ne se résume pas à de simples pannes (maladies, mort) a souligné le philosophe Jean-Michel Besnier

Individuellement, collectivement à nous de réfléchir et travailler à ce complet bien-être, à cette forme de bonheur, qui rime certes avec docteur, mais ne dépend pas que de lui.

Il est dommage que les docteurs ne résistent pas plus à cette demande sociale de résoudre les problèmes de santé, a souligné André Comte-Sponville.
Et cela finit par se retourner contre eux, car un jour, la fin de vie puis la mort arrivent.

Alors vers qui se tourner ?
Dans les temps pas si anciens, on faisait exclusivement appel aux représentants religieux. Aujourd’hui les professeurs, les élus ont moins la côte. Quant aux proches aidants, on voit que leur poids commence à compter (à l’OMS justement).

Aujourd’hui les dieux sont en blouses blanches.
On leur demande une grande puissance mais sans acharnement thérapeutique ni erreur médicale !

Philosopher c’est apprendre à vivre, non à mourir. Pourquoi apprendrait-on à mourir, d’ailleurs, puisque on est sûr d’y arriver, puisque c’est le seul examen, comme disait un vieux professeur, que personne n’ait jamais raté ?” soulignait ailleurs André Comte-Sponville

Journée s3odéon 3 septembre 2016Pas étonnant que S3 Odeon ait donné plusieurs fois la parole à des philosophes pour nous bousculer, nous interpeller, nous inviter à continuer d’apprendre, être ouvert, nous émerveiller et nous interroger sur la santé mais surtout sur la vie, tant qu’elle est là.

Personnellement je pense qu’une des clés est l’amour comme nous le montre le documentaire Les vieux amoureux” sur Arte.

Dans cette quête du bonheur chez le docteur, que vous proposer d’autre que d’aimer et être aimé ?

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