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Vers un déremboursement des médicaments anti-Alzheimer ?

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 21/10/2016

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La Haute autorité de santé se positionne

La Haute autorité de santé (HAS) se positionne clairement aujourd’hui en estimant que l’intérêt médical de ces médicaments est insuffisant pour justifier leur prise en charge par la solidarité nationale. La balle est maintenant dans le camp de la ministre de la Santé Marisol Touraine.

La commission de la transparence de l’HAS a ainsi réévalué cette année les quatre médicaments utilisés dans le traitement de la maladie d’Alzheimer : Ebixa (Lundbeck), Aricept (Eisai), Exelon (Novartis Pharma) et Reminyl (Janssen Cilag). Ces médicaments atténuent les symptômes sans guérir la maladie. En 2011, la HAS avait conclu à un service médical rendu (SMR) faible et préconisait des mesures de bon usage pour réduire les effets indésirables.

Avec le recul l’HAS confirme la faible efficacité de ces médicaments, l’existence d’effets indésirables potentiellement graves.

Elle atteste que la prise en charge des personnes touchées doit être globale (approches non médicamenteuses), pluri-professionnelle visant à favoriser un confort physique, psychique, un environnement adapté, une prise en charge orthophonique, une stimulation cognitive et fonctionnelle dans le quotidien (sorties, toilette, communication), une prise en charge psychologique et psychiatrique du patient et de son entourage, une promotion de l’exercice physique (notamment la marche). L’HAS proposera rapidement un guide du parcours de soins pour la maladie d’Alzheimer.

Dans cette attente France Alzheimer, qui n’a pas été auditionnée par l’HAS, s’inquiète des conséquences négatives pour le soutien des personnes malades par leur médecin. L’association a sollicité un rendez-vous à Marisol Touraine… qui sera l’arbitre de la décision du déremboursement de ces médicaments.

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