Aller sur la navigation Aller au contenu principal Aller sur la recherche

Trois idées reçues sur les proches aidants

Auteur Rédaction

Temps de lecture 4 min

Date de publication 03/04/2017

0 commentaires

Près de 7 aidants sur 10 ne se considèrent pas comme tels

Ce 21 mars à Lyon la conférence 360° autour des aidants a réuni 250 personnes. L’occasion de partager les résultats du Baromètre des aidants et de l’observatoire connecté des aidants. De son côté l’enquête du syndicat CFDT retraités auprès des proches aidants montre leur énorme besoin d’information.
Une même volonté : regarder en face cette réalité de la vie d’aidant sans angélisme et dans une dynamique constructive.

A l’occasion de l’enquête nationale de la CFDT retraités, un grand nombre de proches aidants (familiaux et familiers) ont découvert l’existence du statut d’aidant et leurs droits, qu’ils soient retraités ou en activité professionnelle.

Durée de l’accompagnement d’un proche, partage de cette activité, faiblesse des conseils, répercussion sur leur santé, besoin d’échanges… Les aidants commencent à mieux identifier leurs besoins.

Ils pointent les restes à charge financiers y compris avec l’Apa (Allocation personnalisée d’autonomie). Ils attendent une prise en compte de leur activité d’aidant dans le calcul de la retraite.

Ils sont de plus en plus nombreux à chercher des temps de répit, des lieux d’échanges entre tous les intervenants (professionnels et bénévoles) pour une meilleure qualité de l’accompagnement de leur proche.

Ce besoin d’espaces collectifs de dialogue milite pour le déploiement des Conseils de la Vie sociale (CVS) en Ehpad, dans les services à domicile. La CFDT retraités est particulièrement impliquée dans le déploiement dInter-CVS départementaux.

A Lyon, pour la deuxième année consécutive, la Fondatrion April publiait le baromètre des aidants en partenariat avec l’Institut de sondage BVA qui a croisé les points de vue des aidants et des non-aidants. Sans surprise : s’ils sont 11 millions à venir un aide à un proche, 69 % des aidants ne se considèrent pas comme tels.

La Fondation a aussi mené, durant un an, une étude en immersion auprès de 50 aidants et de 10 professionnels de santé qui les entourent. Elle publie ses résultats dans un Observatoire connecté des aidants avec un état des lieux de leur quotidien, des problématiques rencontrées, du ressenti des aidants. L’idée est de proposer diverses pistes de solutions adaptées.

Plutôt des femmes, inactives, qui aident un parent âgé… Idées reçues sur les proches aidants.

Parmi les idées reçues sur les aidants : ceux sont des femmes de 55 ans qui ne travaillent pas et aident un parent en situation de dépendance.

L’étude montre que près d’un aidant sur deux est un homme (44 %), près de six sur dix (58 %) travaillent.

80 % ont 64 ans ou moins, 8 % ont moins de 25 ans.

85 % aident un membre de leur famille, moins de la moitié s’occupent de leurs propres parents (42 %).
Les aidants soutiennent aussi leurs grands-parents, leur conjoint, leur enfant ou un autre membre de la famille…

Une courte majorité (53 % d’entre eux) aide un proche en situation de dépendance due à la vieillesse. Ils ne sont que 15 % à vivre chez l’aidé, 73 % d’entre eux vivent ailleurs et 18 % s’occupent d’une personne placée en institution.

Le temps consacré à ce rôle est très variable : 57 % des aidants l’estiment à 5 heures hebdomadaires, 18 % déclarent intervenir 20 heures ou plus par semaine.

31 % aident deux personnes ou plus.

La vie des des proches aidants recouvre donc des situations très diverses et des besoins contrastés selon que ceux-ci aident un ascendant, un conjoint ou un enfant et en fonction du lieu de résidence de la personne aidée.

Quelles sont les taches d’un aidant ?

  • 63 % des aidants apportent leur soutien pour les activités domestiques comme faire les courses, le ménage, les repas ;
  • 49 % accompagnent la personne aidée dans ses déplacements ;
  • 39 % interviennent pour prendre en charge les démarches administratives, 33 % pour organiser les relations avec les professionnels de santé, 27 % déclarent même réaliser des soins ou contrôler la prise de médicaments.

Mais l’aide de ne se limite pas à des tâches matérielles : 57 % apportent aussi un soutien moral.

Malgré les difficultés réelles, la fatigue, 84 % considèrent que leur rôle d’aidant leur permet de renforcer la qualité de la relation qu’ils entretiennent avec leur proche ou leur parent. Et 52 % en distinguent les effets positifs sur leur moral.

Vers un Open lab pour les aidants
Mamans astucieuses, papas bricoleurs, co-voiturage… la Fondation va soutenir la création une plateforme digitale imaginée par Handicap International, en octobre 2017 (Journée nationale des aidants : 6 octobre). Elle mettra à disposition des aidants un ensemble de solutions innovantes intégrant de l’information, des services personnalisés et des espaces de communication privilégiés.

Partager cet article

Sur le même sujet