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Citoyenneté des personnes âgées : « Il faut développer une culture de la participation »

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 31/07/2017

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Même si quelques initiatives émergent, les actions à destination des aînés construites par les premiers intéressés restent rares. Pourtant, tout le monde aurait à gagner à la mise en place de véritables démarches participatives, explique Pierre-Olivier Lefebvre, délégué général du réseau francophone Villes amies des aînés.

citoyenneté des personnes ageesLa démarche participative, ou participation

, « désigne les procédures, démarches ou tentatives faites pour donner un rôle aux individus dans la prise de décision affectant la communauté ou l’organisation dont ils font partie. »

En clair, plutôt que de subir des politiques publiques, des initiatives aussi judicieuses soient-elles, les principaux intéressés prennent part à leur élaboration et en deviennent acteurs.

Rares initiatives


Si certains secteurs se sont appropriés la notion (l’éducation à la santé par exemple), l’univers des personnes âgées accuse un certain retard.

Malgré quelques initiatives notables, comme les Chartes territoriales avec les aînés, qu’Agevillage présenatait en juillet.

La ville de Mulhouse vient quant à elle de lancer une nouvelle instance représentative de ses habitants seniors. Tous les Mulhousiens de plus de 62 ans peuvent candidater.

« Ses membres seront notamment chargés d’accompagner les projets de réponses concrètes aux pistes d’amélioration qui se sont déjà exprimés (relations sociales, cadre de vie, accès à l’information, transports, information, etc.), et d’autres qui émergeront lors des réunions à venir », explique la Mairie.

Reste que ces initiatives font figure d’exception. « La France n’a pas vraiment de culture de la participation », regrette Pierre-Olivier Lefebvre.

Co-construction, co-responsabilité

Le RFVAA s’est donc emparé du sujet avec la parution d’un numéro des Essentiels amis des aînés consacré à la thématique et l’organisation début juillet d’une journée sur la question.

L’occasion d’entendre les témoignages de plusieurs communes ayant mis en œuvre ce type de démarche.

« Des exemples qui montrent l’utilité de la participation. A Dijon par exemple, lors d’un projet d’aménagement de l’espace urbain, le dialogue entre la Ville et les personnes âgées a permis de trouver des solutions innovantes, comme l’installation de strapontins dans les halles. »

Par ailleurs, poursuit-il, « quand tout le monde joue le jeu une forme de coresponsabilité s’installe. »

Bien sûr, il reste des freins, tant du côté des collectivités que des habitants. Mais le réseau espère jouer un rôle et favoriser la propagation de la participation.

« Nous avons entamé une phase de repérage, pour identifier les actions qui ont bien fonctionné », détaille Pierre-Olivier Lefebvre. « Il faut développer une culture de la participation. »

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