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Dossier aidants : communiquer avec un proche aphasique

Auteur Rédaction

Temps de lecture 3 min

Date de publication 07/08/2017

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Même si la communication verbale ne représente que 10 % de ce qu’exprime l’être humain, difficile d’entrer en relation, de vivre au quotidien avec un proche qui a perdu l’usage de la parole. Pourtant, des solutions existent pour faciliter la vie des aidants… et de leurs proches aphasiques.

communiquer avec un proche aphasique

Du grec phasis, parole, aphasie signifie absence de parole.

L’aphasie peut résulter d’un accident vasculaire cérébral, d’un traumatisme crânien, d’une tumeur au cerveau ou encore d’une maladie neurodégénérative, comme la maladie d’Alzheimer.

Il existe plusieurs types d’aphasie. Elle peut être partielle ou complète, en fonction de la zone du cerveau touchée.

Selon la cause, l’usage de la parole pourra être plus ou moins récupéré.

Le nombre de personnes aphasiques en France est estimé à 200 000.

Quelles sont les conséquences de l’aphasie au quotidien ?


Elles sont tout d’abord d’ordre opérationnel.

La personne aphasique ne peut exprimer ses besoins, par exemple aller aux toilettes ou boire.

Mais surtout psychologiques : il est très angoissant de ne pas se faire comprendre, de ne pas vois ses besoins satisfaits.

Sans compter le sentiment d’isolement et la baisse d’estime de soi qu’entraîne une telle situation.

Pour l’aidant aussi. Face au mutisme, aux difficultés de son proche, des émotions, des ressentis contradictoires peuvent naître, entre irritation, sentiment d’échec et culpabilité.

Communiquer avec un proche aphasique


Pour faciliter la compréhension (qui peut aussi faire défaut), placez-vous face à la per¬sonne pour qu’elle lise sur les lèvres (mieux vues si elles sont rouges), parlez lentement en articulant bien.

Si l’aphasie est partielle, essayer de décoder, en se rattachant à un mot, en apprenant le code de communication non verbal du malade.

Si elle est totale, il faudra s’appuyer sur les gestes, les expressions du visage… pour bâtir une nouvelle forme de communication.

A noter : le malade atteint de la maladie d’Alzheimer ne comprend pas toujours la même chose que nous. S’il répond oui” à votre question, cela ne signifie pas nécessairement qu’il l’ait comprise.

Là encore, les expressions du visage seront de précieuses alliées. Mais aussi le contexte : si le déjeuner est passé depuis longtemps, que votre proche répond non” quand vous lui proposez de goûter, il a peut-être quand même faim…

Dans tous les cas, prenez le temps, acceptez les silences, les jours sans.

Se former et trouver du soutien


Différents organismes proposent des formations, gratuites, dédiés aux aidants de personnes aphasiques, comme la Fédération nationale des orthophoniques, la Fédération nationale des aphasiques (liens en fin de dossier), en ligne ou en présentiel.

Renseignez-vous auprès du Clic (centre local d’information et de coordination) le plus proche.

Trouver un Clic.

Les professionnels les mieux à même de vous accompagner sont les orthophonistes, mais aussi les psychologues et/​ou psychiatres qui pourront aider à construire une nouvelle relation avec votre proche.

Le soutien, les échanges entre pairs peuvent également être bénéfiques. Vous pouvez vous rapprocher d’associations comme France Alzheimer, l’Association française des aidants, l’union nationale des Bistrots mémoire, la Compagnie des aidants, Avec nos proches, La maison des aidants (adresses en fin d’article)…


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