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Connaître vos droits

Aides financières : une personne sur deux manque d'informations

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 04/12/2017

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Etude AdessaDomicile

Alors que l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) est une prestation universelle, accessible à toutes les personnes de plus de 60 ans vivant une fragilité, une situation de handicap, pour aider à financer l’aide à l’autonomie, sans recours sur succession, 20 à 28 % des personnes qui y ont droit ne la demandent pas !

La fédération de services d’aides à domicile AdessaDomicile a interrogé d’août à octobre 2017, 1577 personnes éligibles et/​ou bénéficiaires d’aides à l’autonomie (personnes âgées, personnes handicapées) à la parentalité (allocataires CAF, hors aides sociales à l’enfance) (*).
Cette étude vient corroborer les analyses de l’Observatoire Agevillage sur les difficultés d’accéder aux dossier APA en ligne.

Huit freins d’accès aux aides


Près d’une personne interrogée sur deux (49%) parle d’un manque d’informations sur les aides possibles (notamment l’APA : allocation personnalisée d’autonomie pour les plus âgés). Les personnes interrogées préfèrent ensuite avoir recours à l’entourage (23%) qu’à des aides. 16% se découragent devant la complexité administrative, 16% pointent les restes à charges pour bénéficier d’une aide à domicile par exemple. 16% sont réticents à ouvrir leurs portes (leur sphère privée). Un sur dix sont épuisés voire défiant face à l’administration. 8 surs dix pointent le manque d’empathie de leurs interlocuteurs des caisses et le sentiment que l’aide publique sera de toute façon trop faible. 

Pour une campagne d’information nationale


Pour le Président d’AdessaDomicile, Patrick Malphettes, l’enquête prouve que lorsque les aides arrivent à destination, les bénéficiaires en sont satisfaits. Le problème est que près d’un tiers des personnes éligibles n’accèdent pas aux aides et qu’une fois sur 2, il s’agit d’un manque d’information, de connaissance.
Ce dysfonctionnement est révoltant. Il empêche la mise en place d’un accompagnement préventif pourtant recommandé par tous les acteurs et nécessaires pour les usagers. Il est également source de gabegie pour les finances publiques dans un contexte budgétaire restreint. Une campagne d’information grand public sur les aides
existantes doublée de la mise en place d’un véritable pilotage national des fonds attribués à la prise en charge de la dépendance s’impose. Les aides sociales doivent parvenir à destination des personnes qui en ont le plus besoin ! »

Accédez à l’étude AdessaDomicile dans son intégralité
(*) étude réalisée avec le soutien de l’Ocirp, Organisme commun des institutions de rente et de prévoyance, et du cabinet de sociologie applicative Adjuvance.

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