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Conseils de la vie sociale : gros plan sur la participation en Ehpad

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 04/12/2017

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Miser sur l’implication des familles

Les patients des établissements de santé comme les résidents des établissements d’hébergement pour personnes âgées Ehpad) disposent de droits, et notamment celui de participer à la vie et au fonctionnement de l’établissement. Dans les Ehpad, ce sont les conseils de la vie sociale (CVS) qui doivent permettre cette participation. Comment fonctionnent-ils dans les faits ? Et comment les améliorer ? Eléments de réponse.

Le 24 novembre, l’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France organisait une rencontre dédiée aux CVS en Essonne.

« Nous avions conscience que les CVS fonctionnent de manière hétérogène sur notre territoire, et qu’il est parfois difficile de les mettre en place », explique Michel Huguet, délégué départemental de l’ARS.

Pour comprendre pourquoi, l’agence mène l’enquête. Résultats, si la plupart des établissements répondants ont mis en place un CVS, seul un sur deux est conforme aux exigences de la loi.

Par ailleurs, 85 % des présidents de ces conseils ne sont pas formés à ce rôle.

L’enquête permet aussi de faire la lumière sur les freins à la mise en place du CVS, et en premier lieu, la difficulté à trouver des représentants.

« Certains établissements accueillent des personnes dans l’incapacités de s’exprimer », souligne Michel Huguet. Mais, ajoute-t-il, cela ne les empêche pas d’encourager la participation et l’expression des résidents par d’autres biais.

Une solution insatisfaisante pour Jacques Rastoul, président du réseau interCVS de l’Essonne.

« Attention, monter un groupe de parole n’équivaut pas à participation. D’ailleurs, les établissements ou les CVS fonctionnent sont ceux où la participation existe déjà sous une autre forme. »

Les autres modes de participation doivent venir en complément, mais pas remplacer le conseil de la vie sociale.

Pour lui, le développement des CVS, surtout lorsque de nombreux résidents ne sont pas en capacités de s’exprimer, repose sur l’implication des familles.

« Il ne faut pas hésiter à inviter les familles motivées à assister au CVS », conseille-t-il. Celles qui sont souvent présentes, qui font du bénévolat au sein de l’établissement…

Mais aussi :

  • soumettre l’ordre du jour aux résidents en atelier et y intégrer leurs remarques
  • faire intervenir les résidents au début des réunions du CVS, qui peuvent être longues
  • encourager les réunions informelles, les rencontres en petits groupes de familles entre les réunion du CVS
  • sans oublier de rappeler l’objectif du CVS, à savoir ne pas opposer familles, résidents, personnel et direction mais se mettre ensemble autour de la table pour analyser les solutions problématiques et trouver des solutions.


Comme le souligne l’enquête, les CVS sont parfois difficiles à mettre en place, les résidents et les familles parfois difficile à mobiliser, mais une fois en lancé, c’est une instance reconnue et qui fonctionne.

« Il faut que cet élan perdure », conclut Michel Huguet.

Pour en savoir plus : consulter la boîte à outils du CVS proposée par Agevillage, l’Association des paralysés de France (APF), la Fédération nationale des associations de personnes âgées et leur famille (Fnapaef), la Fondation maison des champs (FMDC), Citoyennage, l’Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA) et le Réseau Inter-CVS 91.

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