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Qui sont les jeunes aidants ?

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 29/01/2018

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Lumière sur une population invisible

500 000 des 8,3 millions d’aidants recensés officiellement auraient moins de 25 ans. Si elles ne sont pas identiques à celles des adultes, ils vivent eux aussi de grandes difficultés du fait de cette situation. Pourtant, ces jeunes aidants ne sont que rarement sous les feux des projecteurs, et totalement exclus des politiques publiques. Portrait.

jeunes aidants

Le 6 octobre dernier, le témoignage de Laure Grinsinger avait touché Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé. Souvent mineurs, souvent des filles, ces jeunes accompagnent un parent, un grand-parent, un frère ou une sœur en perte d’autonomie. Ils seraient un dans chaque classe.

Un, ou plutôt une : 56 % des jeunes aidants sont en effet des jeunes filles. Ils et elles ont commencé à apporter leur aide vers 16 ans et demi en moyenne (16,4 ans).

Pour 68 % d’entre eux, cette aide dure depuis 2 à 10 ans.

Ils aident au quotidien leur grand-mère (16 %), un frère ou une sœur (14 %) mais surtout leur mère (42 %). Parce qu’ils vivent dans une famille monoparentale, mais aussi car dans les cellules familiales classiques, l’aide est assumée par la mère quand le père est en difficulté, alors que l’inverse n’est pas nécessairement vrai.

7 jeunes aidants sur 10 aident une heure par jour. Il peut s’agir de soutien moral, d’entretien de la maison, d’aide aux déplacements, à la toilette…

Une implication de taille, qui a essentiellement pour conséquence des retards (30 %) ou des absences (28 %) à l’école ou au travail.

Si la majorité des jeunes aidants (85 %) se sentent fiers de ce qu’ils accomplissent, quatre sur dix d’entre eux se disent aussi stressés.

Ils sont fatigués, ont du mal à dormir, mal au dos, des difficultés à se concentrer… mais préfèrent majoritairement assumer seul l’aide. Même si beaucoup d’entre eux (69 %) aimeraient pouvoir disposer d’un numéro de téléphone qu’ils pourraient appeler en cas d’urgence, et d’un soutien financier (70 %).

Reste que malgré les difficultés, la charge mentale induite par la situation, beaucoup de jeunes aidants insistent aussi beaucoup sur les aspects positifs de la situation, le sentiment d’utilité qu’elle leur procure, et la qualité de la relation établie avec la personne aidée.

Source : étude Ipsos pour Novartis — Qui sont les jeunes aidants aujourd’hui en France ? — octobre 2017

Gros plan sur l’étude


Bien qu’Ipsos n’ait pu interroger que 502 aidants, l’étude est malgré tout représentative, compte tenu du nombre total de jeunes aidants mais aussi parce que l’institut s’est attaché à composer un échantillon représentatif.

Elle porte sur des jeunes de 13 à 30 ans. 216 sont des aidants actuels, 285 des anciens aidants, l’idée étant d’observer si l’impact de l’aide apporté était perçu différemment sur le moment et avec du recul.

Elle inclut les aidants de personnes souffrant d’addiction(s), une population généralement ignorée, et pourtant en proie à des difficultés bien réelles.
Son objectif : une diffusion large (universitaires, associations, professionnels…) pour mieux comprendre la situation des jeunes aidants et concevoir des actions adaptées.

Contact : communication.​france@​novartis.​com
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