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Troubles cognitifs : les langues régionales pour mieux aider

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 12/02/2018

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Dans la plupart des maladies de la mémoire, la mémoire rétrograde, ancienne, est celle qui perdure le plus longtemps : les personnes touchées se souviennent mieux de leur enfance que de ce qu’elles ont mangé au petit-déjeuner. Pour mieux accompagner les personnes âgées atteintes de ces troubles, en Bretagne et en Alsace, les soignants se mettent aux langues régionales, celles qui restent. Exemples à Brest et à Illzach.

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Depuis la rentrée dernière, l’Institut de formation des aides-soignants de Brest propose un cours d’initiation à la langue bretonne, rapporte le magazine Bretons.

Ou plus précisément au Léonard, la langue spécifique au pays de Léon, dont Brest fait partie. Les futurs soignants y apprennent un vocabulaire pratique, pour pouvoir tenir des discussions simples sur le temps ou la nourriture.

Et ça paye, selon une étudiante non-bretonnante qui a sauté le pas. « Les résultats sont très émouvants : la personne s’ouvre, rit, sort de sa bulle », confie-t-elle au magazine.

Dans le Haut-Rhin aussi les soignants s’initient au dialecte local. A la résidence Le Sequoia à Illzach, 75 % des résidents parlent en effet alsacien.

Pour aider le personnel à rester en contact, un CD des mots et expressions clés a été réalisé avec les voix d’Yves Bisch, passionné d’alsacien, et de Delphine Wespiser, ancienne Miss France.

« Comment ça va ? », « J’ai soif ! »… Le disque compile lui aussi des expressions du quotidien, sur le temps, l’alimentation, la santé, la famille ou la nature.

Indispensable pour prendre soin de ces résidents qui ne communiquent pas autrement.

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