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Edito : Renforcer sa réserve cognitive

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 28/05/2018

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Face à Alzheimer

Les auteurs du livre Alzheimer, le grand leurre”, n’y vont pas de main morte comme le souligne Colette Roumanoff dans sa tribune cette semaine.

Annie de ViviePour le professeur Olivier Saint-Jean et le journaliste de Libération Eric Favreau, notre pays a préféré médicaliser plutôt qu’affronter une réalité qui le rattrape : son vieillissement, et son corollaire de déficits physiques, physiologiques, sociaux et cognitifs.

Plutôt que de poursuivre dans cette voix de l’hyper-médicalisation (en pathologisant chaque trouble), plutôt que de poursuivre dans la voie du médicament miracle (voir l’annonce ce lundi du déremboursement des traitements” Alzheimer contrairement au point sur les statines contre le cholestérol… qui pose question), les auteurs invitent à repenser notre rapport au vieillissement.

En cherchant plutôt à renforcer nos réserves individuelles : physiques, psychologiques, sociales, cognitives.

En cherchant à soutenir l’armée des proches aidants.

En renforçant l’adaptation de tous les agents de la société à ce vieillissement : du banquier au policier en passant par le portage de repas présenté cette semaine, en passant par les indispensables métiers de l’aide à domicile qui peinent aujourd’hui à recruter. Même les supermarchés s’y mettent et déclinent des services destinés aux seniors !

De l’éducation à la culture, via les technologies au service de l’autonomie, vers la médecine préventive et de santé publique, le vieillissement se prépare dès le plus jeune âge et se questionne à tous les âges de la vie.

Aux personnes âgées elles-mêmes de prendre la parole, de repérer les initiatives qui leur conviennent, invite l’association Or Gris.

A lire aussi cette semaine cette jolie fable Un arbre, un jour...” sur la longévité, l’enracinement, la solidarité intergénérationnelle.

Et à méditer : à quel âge est-on vieux ?

Le vieux c’est celui qui a 5 ans de plus que moi”, s’amusait Geneviève Laroque de la Fondation nationale de gérontologie.

Le vieux c’est celui qui approche du grand mystère. Celui qui a hérité de la mort. C’est celui dont les réserves physiologiques, sociales, psychologiques, cognitives sont presque à sec.

Mais il veut sûrement continuer de vivre et vieillir debout, dans sa tête, dans son corps, dans la cité.
Vieux et debout avec nous !

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