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Aides et droits : un pas en avant, deux pas en arrière

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 10/09/2018

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En France, nombre de bénéficiaires potentiels ignorent qu’ils peuvent toucher des aides aides financières. Ainsi, 20 à 28 % des personnes âgées éligibles à l’allocation personnalisée d’autonomie (Apa) ne la demandent pas

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Actullement diffusée à la radio et à la télévision, une campagne de communication d’envergure vise à mieux informer les Français. Mais, mauvaise nouvelle, les personnes sous tutelle ou curatelle voient leur frais augmenter…

Lancée le 3 septembre, la campagne dédiée aux personnes âgées est portée par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), qui finance la plupart des aides en direction des aînés (Apa) et des personnes handicapées.

40 spots télé sont programmés d’ici au 30 septembre sur France 3 et France 5, auxquels s’ajoutent des chroniques radios diffusés sur France bleu, Nostalgie et des stations d’outre-mer.

Parmi les thèmes abordés, l’Apa bien sûr, mais aussi l’évaluation de la perte d’autonomie, la sortie d’hospitalisation, la vie en maison de retraite, les solutions pour les aidants…


Voir l’ensemble des spots



Une initiative bienvenue, notamment pour lutter contre le non recours aux aides financières. 

Tutelle, curatelle : barème de participation en hausse


D’autant que le pouvoir d’achat des personnes sous mesure de protection (tutelle, curatelle) va baisser de façon non négligeable dès ce mois de septembre.

En effet, un décret daté du 31 août prévoit la révision du barème de participation financière des majeurs protégés.

Lorsque la mesure est assurée par un professionnel (mandataire judiciaire à la protection des majeurs), ce qui se produit dans environ la moitié des cas, c’est à la personne protégée de rémunérer son travail.

Or le décret du 31 août, applicable depuis le 1er septembre, a pour conséquence l’augmentation des frais à la charge des personnes protégées, destinés à financer leur accompagnement, dénoncent les petits frères des Pauvres et l’Unapei (Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis).

« Cette réforme pénalise les personnes vulnérables, aux conditions de vie déjà difficiles. Comme l’ont d’ailleurs souligné les rapporteurs spéciaux du Sénat, elle est socialement injuste puisque la moitié des personnes faisant l’objet d’une mesure de protection juridique vit en dessous du seuil de pauvreté », rappellent les associations dans un communiqué commun.

Elles demandent donc aux pouvoirs publics de renoncer à la mesure.

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