Aller sur la navigation Aller au contenu principal Aller sur la recherche

Vers la fin des Ehpad ?

Auteur Rédaction

Temps de lecture 3 min

Date de publication 18/11/2018

0 commentaires

Nouvelles réponses d’accueils et d’hébergements au grand âge fragilisé

Les reportages télé se suivent (comme Enquête de santé sur France 5 ce 13 novembre) pour dénoncer la qualité de l’accueil, de la vie en établissements pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). L’avis sévère du Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) en mai dernier, invite lui aussi à repenser ces solutions d’accueil et d’hébergement.
Tour d’horizon des propositions alternatives et des Ehpad Lieux de vie — Lieux d’envies”.

Habitats intermédiaires, alternatifs



De l’accueil familial dans une famille d’accueil agrée par le Département, à la cohabitation comme dans le film Et si on vivait tous ensemble” avec Jane Fonda, Pierre Richard, Guy Bedos), en passant par petites unités de vie (Les Béguinages, les Marpa, les Babayagas), les résidences pour seniors autonomes (Résidences autonomie à caractère social, résidences services seniors), et les différentes formes d’habitats participatifs, collaboratifs.… on le voit, les français qui ont vécu le modèle des Ehpad pour leurs parents, veulent imaginer d’autres formules pour leur grand âge.
Quand leur domicile ne leur conviendra plus, même avec des aides renforcées comme les relayeurs/​baluchonneurs, les ESA (Equipes spécialisées Alzheimer), même avec ces tiers-lieux de répit comme les accueils de jour, les Haltes-Répit Détente Alzheimer (HRDA) de la Croix Rouge, les Villages Répit-Familles (VRF), les accueils et séjours temporaires.
Coordonner ces solutions à domicile, souvent à distance pour les proches aidants, reste une difficulté partagée sur les territoires, malgré les plateformes territoriales d’appui (PTA), les Maia et leurs gestionnaires de cas”.
Toutes ces solutions sont à retrouver sur l’annuaire d’Agevillage.com.

Des structures d’accueil innovantes pour personnes malades, désorientées, en situation de handicap


Blandine Prévost, malade Alzheimer très jeune, a participé à la création des maisons de Crolles en Isère, portées par l’association Ama Diem (Aime le jour avec et malgré la maladie). De leurs côté certaines MARPA se spécialisent aussi pour ces personnes malades et leurs proches.
Le réseau HAPA : habitats partagés et accompagnés soutient les porteurs de projets et valorise la mixité intergénérationnelle, la cogestion, l’implication citoyenne dans la cité. A la maison du Thil près de Beauvais, la colocation à responsabilité partagée, entre personnes malades, désorientées, est orchestrée par les Petits Frères des pauvres. Et récemment le prix Lachpa a valorisé ces aidants concepteurs d’habitats partagés adaptés aux situations de handicaps et d’incapacités.

Lieux et même Ehpad rassurants, labellisés


L’enjeu reste la qualité de l’accueil et surtout du prendre soin des personnes fragilisées, qualité associée à la QVT : la qualité de vie au travail des professionnels de l’aide et du soin. L’intérêt de certifications qualité (Norme Afnor, NF) et aussi de labels de bientraitance est d’attester de la qualité vraiment produite dans les services, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
Les 18 Ehpad labellisés Humanitude notamment (et la centaine de structures engagées vers ce label) veulent être fiers du prendre soin proposé. Ils veulent montrer que l’on peut vieillir debout, malgré les maladies, les fragilités, dans des lieux de vie — Lieux d’envies.
N’hésitez pas à les visiter (coordonnées sur le site du label Humanitude, sur l’annuaire d’Agevillage).
Ces Ehpad s’ouvrent, se connectent sur le territoire, en relais du domicile. Ils proposent des solutions d’aides, de services, de répits pour les personnes fragilisées, les proches aidants (voir ces projets dEHpad à domicile, hors les murs” comme M@do dans la Creuse).

Des lieux adaptés dans des Villes Amies des Aînés


Aucun lieu ne peut être véritablement adapté sans des services de santé de proximité, des solutions de transports, un environnement accessible, des relais professionnels, sociaux, culturels, citoyens…
C’est l’enjeu du label Villes amies des aînés”. Ces collectivités locales labellisées renforcent leur adaptabilité, leur intelligence de l’accompagnement des situations de handicap et par ricochet elle renforcent aussi la qualité de vie de tous les habitants (avec poucette, avec béquille) et l’attractivité du territoire.

Partager cet article

Sur le même sujet