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Trois options pour mobiliser son patrimoine immobilier

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 19/08/2019

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et couvrir les frais liés à une perte d’autonomie


On le sait, compenser la perte d’autonomie coûte cher, malgré l’existence de l’allocation personnalisée d’autonomie (Apa). Sans les aides publiques ou familiales, seules 6 % des personnes âgées sont à même de couvrir ces dépenses grâce à leurs seuls revenus, indique l’Institut national de la statistique et des études économiques. Alors, quelles autres sources de financement peuvent être mobilisées ?


Selon l’Insee, 57 % des personnes de 65 ans et plus seront confrontées à une perte d’autonomie, pour une période qui durera en moyenne 4,4 ans.

Pour les personnes qui vivent chez elles, le besoin d’aide se monte à 28,4 heures par semaine en moyenne, pour un coût annuel d’environ 34 000 euros : une somme bien supérieure au revenu annuel moyen des retraités.

En Ehpad, le reste à charge médian, une fois toutes les aides déduites, se monte quant à lui à 1953 euros par mois… pour une pension moyenne de 1322 euros par mois pour les femmes, et 1769 pour les hommes.


L’Insee s’est donc intéressé dans une étude parue cet été aux autres sources de financement.

En premier lieu, mobiliser son patrimoine financier (épargne, placement…). Une solution qui permettra à 22 % des personnes âgées de couvrir seules l’intégralité des dépenses liées à la perte d’autonomie (contre 6 % en puisant uniquement dans ses revenus).

Deuxième option, s’appuyer sur son patrimoine immobilier.

Dans son étude, l’Insee a retenu le prêt viager hypothécaire, une option intéressante car elle n’implique aucun transfert de propriété.

Le propriétaire emprunte une somme d’argent qui correspond à tout ou partie de la valeur de son bien immobilier. Ce bien est la garantie du prêt.

Le capital et les intérêts ne seront remboursés qu’à la fin du contrat (lors du décès de l’emprunteur, de la vente du bien ou en cas de remboursement anticipé du prêt), mais le total ne pourra excéder la valeur du bien immobilier.

Une solution qui permettrait à une personne âgée sur deux de financer sans aucune aide extérieure la compensation d’une perte d’autonomie, estime l’Insee.

Mais qui a aussi des inconvénients, et notamment son coût : frais de notaire, frais de dossier, taux d’intérêt élevé…

En France, il est uniquement proposé par le Crédit Foncier.

Autres options possibles, la vente en viager, plus attractive aujourd’hui grâce aux formules solidaires qui se développent ces dernières années ; ou la vente avec valeur et usages garantis, une formule qui n’existe aujourd’hui que chez Allianz, et qui permet de conserver l’usufruit puis un droit d’occupation de son logement jusqu’à la fin de sa vie si on le souhaite.

A la différence d’un viager occupé, l’espérance de vie du vendeur n’est pas un facteur pour déterminer le prix de vente.

Lire l’étude de l’Insee Financer sa perte d’autonomie : rôle potentiel du revenu, du patrimoine et des prêts viagers hypothécaires

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