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Mon proche refuse d'être aidé, que faire ?

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 17/01/2020

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Mieux comprendre pour pouvoir agir

Entretien du logement, alimentation, santé, gestion financière ou administrative : depuis quelques temps, votre proche âgé semble éprouver de plus en plus de difficultés pour accomplir ces gestes de la vie quotidienne. Vous aimeriez l’aider, mais il refuse. Que faire face à cette opposition ?


Olivier Moreau est chercheur à l’université de Sherbrooke, au Québec, et s’est intéressé à cette question dans le cadre de ses recherches.

En observant les interventions des professionnels québécois, en interrogeant ces professionnels mais aussi les personnes âgées concernées, il a cherché à identifier les stratégies qu’utilisaient les professionnels face au refus d’aide. Des stratégies souvent transposables dans une relation aidant/​aidé.

Comprendre les motifs du refus


Il explique notamment que pour négocier avec la personne qui refuse, il est essentiel de comprendre les motifs de ce refus.

Peut-être que la personne âgée ne veut pas être aidée car elle a peur de perdre le pouvoir sur sa vie.

Ou alors, accepter du soutien revient à se considérer comme quelqu’un qui a besoin d’aide, ce que la personne ne peut admettre.

Il faut aussi comprendre comment ce refus s’inscrit dans l’histoire de la personne : s’il s’agit de quelqu’un de très indépendant, qui a toujours tout fait seul, difficile de « déléguer » une partie de son quotidien à quelqu’un.

Elle peut aussi, tout simplement, nier qu’elle a besoin d’aide car elle ne s’en rend pas compte.

Des réponses à adapter


Une fois le refus mieux compris, que faire ?

Tout dépend du contexte, répond Olivier Moreau. Première chose à évaluer : existe-t-il un danger pour la personne concernée ou pour les autres si on la laisse dans cette situation ? Si oui, une mesure de protection juridique (tutelle, curatelle…) doit être envisagée.

Sinon, il va falloir négocier, en faisant preuve d’un maximum d’empathie pour parvenir à rassurer la personne par rapport à ses peurs.

Si besoin, se tourner vers le médecin traitant, d’autres membres de la familles ou d’autres professionnels de l’entourage de la personne pour trouver des alliés qui viendront appuyer votre proposition d’aide.

Sans jamais oublier que quelle que soit votre vision de la situation, chacun est libre de refuser d’être aidé.

Retrouvez Olivier Moreau le 4 février au 6ème colloque international du Reiactis à Metz.
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