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Bien vieillir (prendre soin de soi)

Entre colère, anxiété et maintien du lien : comment les seniors vivent le confinement ?

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 14/04/2020

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Cinq personnes âgées de 70 à 90 ans témoignent

Alors que le déconfinement devrait débuter le 11 mai, les plus âgés risquent de devoir rester enfermés plus longtemps, qu’ils vivent à domicile ou en Ehpad. Comment s’adaptent-ils à la situation ? Fin mars, cinq d’entre eux se sont exprimés sur le sujet, dans le cadre d’un open lab à distance…

Le 26 mars, Françoise, Jeanine, Jean-Pierre, Nicole et Francis, âgés de 70 à 90 ans, ont répondu à l’appel de Nicolas Menet,
sociologue et directeur général de Silver Valley, pour échanger sur leur vécu du confinement, alors en place depuis deux semaines.

Comment vivent-ils la situation ?


Avec beaucoup de colère contre les pouvoirs publics

, qui selon eux n’ont pas pris suffisamment de mesures en amont. Pour éviter le confinement strict, vécu par Nicole comme une atteinte à sa liberté, pour fournir plus de masques aux soignants, dont ils saluent le travail, pour éviter cette « situation dramatique » qui les inquiète beaucoup.

A risques, ils ont peur de la contamination, pour eux ou pour leurs proches, d’autant que certains sont des aidants.

Francis, qui ne peut plus aller voir son père, lui fait livrer ses repas et ses médicaments, s’appuie sur ses voisins, « même si ce n’est pas facile (…) Je tente de tout gérer à distance. »

Mais aussi une hécatombe en Ehpad, où vivent leurs parents, leurs amis : une réalité dont on commence depuis à mesurer l’ampleur, les chiffres des décès en Ehpad n’étant pas encore communiqués le jour de cet échange.

Comment s’occupent-ils ?

Comme beaucoup de Français confinés, les seniors interrogés font en sorte de pratiquer une activité physique : pour Françoise, 90 ans, c’est gym et yoga tous les matins.

Et renforcent les liens avec leurs proches via le téléphone ou la visio.

Et après ?

Nicole s’attend à vivre « une période très difficile », comme après la guerre. Une période qui nécessitera l’engagement de tous, souligne Jean-Pierre, pour quoi « nous avons le devoir moral de participer à cette nouvelle société qu’il faudra réinventer ».

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