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Comprendre les fragilités

Covid-19 : le gouvernement cherche à renforcer les effectifs coûte que coûte face à la deuxième vague

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 21/10/2020

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Primes, revalorisations salariales, indemnités… et formation accélérée des aides-soignants

Alors que la tension sur les recrutements ne faiblit pas, le gouvernement cherche à renforcer les effectifs coûte que coûte pour faire face à la deuxième vague de covid-19. Avec, parfois, des propositions qui passent mal. 



La proposition a fait bondir les professionnels. Lors des Rencontres RH de la Santé les 12 et 13 octobre, la sous-directrice des ressources humaines du système de santé de la DGOS a fait part de sa volonté d’habiliter des non aides-soignants via une « autorisation temporaire d’exercice d’aide-soignant », après une formation de 15 jours, rapportent nos confrères d’ActuSoins.

Une décision « inacceptable » pour le Cefiec (Comité d’entente des formations infirmières et cadres), qui s’apparente « à un véritable mépris du métier », d’autant que les travaux de réingénierie du métier d’aide-soignant sont toujours au point mort, quatre ans après leur démarrage.

Second levier pour endiguer l’hémorragie de personnel due à l’épuisement, les primes, indemnités et autres revalorisations salariales.

A domicile, 74 Conseils départementaux s’étaient engagés au 7 octobre à verser la prime covid aux professionnels, un chiffre qui devrait « être amené à fortement évoluer dans les prochains jours », indique Karine Lassus, responsable de la communication de l’Assemblée des Départements de France, des délibérations étant en cours.

Ils seraient aujourd’hui plus 80, selon la ministre déléguée à l’autonomie Brigitte Bourguignon, qui a annoncé mardi 20 octobre une revalorisation des salaires des aides à domicile d’ici au printemps 2021. 150 millions d’euros devraient être débloqués pour 2021 via un amendement au PLFSS, puis 200 millions d’euros par an à partir de 2022. Insuffisant pour les acteurs du domicile, qui estiment que « le PLFSS 2021 ne prend pas la mesure des urgences pour le secteur ».



Une concertation avec les Conseils départementaux et les partenaires sociaux devraient s’ouvrir prochainement.

Côté établissements, Jean Castex a quant à lui affirmé le 15 octobre lors d’une conférence de presse que la « deuxième tranche » de la revalorisation salariale obtenue suite au Ségur de la santé« interviendra avant la fin d’année 2020 », et non au printemps 2021 comme annoncé initialement.

Les heures supplémentaires réalisées entre le 1er octobre et le 31 décembre 2020 en Ehpad et à l’hôpital seront majorées de 50 %, et une indemnité compensatrice de congés non pris sera versée aux infirmiers et aides-soignants qui renoncent à leurs vacances de Toussaint.

De 200 euros par jours pour les infirmiers et 110 pour les aides-soignants, elle pourra se monter au maximum à 2000 et 1100 euros, soit « léquivalent d’un 13ème mois ».

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