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Comprendre les fragilités

Covid-19 : un confinement adapté en Martinique

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 30/10/2020

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Avec notamment une durée plus courte

Face à l’ampleur de la deuxième vague de l’épidémie de covid-19, Emmanuel Macron a annoncé mercredi dernier la mise en place d’un nouveau confinement en métropole, mais aussi en Martinique, seul territoire concerné par ces mesures outremer. Avec quelques adaptations. Explications. 


« Le virus circule moins vite dans les départements et territoires d’outre-mer », a indiqué le Premier ministre Jean Castex le jeudi 29 octobre, à l’exception de la Martinique.

En effet, avec 737 cas positifs sur 4 211 personnes testées entre le 18 et le 24 octobre sur l’île, l’épidémie ne faiblit pas, bien au contraire.

Le taux d’incidence est passé de 118100 000 à 148100 000 en une semaine, et le taux de positivité à 6,62 % contre 15,22 % la semaine précédente et 13,99 % durant la semaine du 5 au 11 octobre, selon les chiffres publiés par Santé publique France.

Le confinement a donc débuté, comme en métropole, vendredi 31 octobre à minuit, mais avec des modalités particulières.

Tout d’abord, sa durée sera plus courte. « On se fixe d’avoir réussi le confinement en trois semaines », a précisé le préfet de la Martinique Stanislas Cazelles jeudi 29 octobre, c’est-à-dire de repasser sous la barre des 50 cas/​100 000 habitants par semaine.

Par ailleurs, de nombreuses contamination ayant lieu dans le cadre des activités maritimes, les activités nautiques et festives sont interdites, seule la pêche reste autorisée.

Pour continuer de lutter contre la dengue (qui circule encore de façon active avec plus de 2000 cas par semaine, un chiffre cependant stable), les brigades jaunes poursuivront leurs patrouilles à domicile grâce à une attestation spécifique.

Enfin, les Martiniquais pourront continuer à fréquenter cimetières et lieux de culte, dans le respect des gestes barrière.

Pour le reste, comme en métropole, les déplacements sont interdits sauf cas très particuliers, notamment, pour les aidants, à des fins d’ « assistance à une personne vulnérable ».

Il faudra se munir de l’attestation idoine, en version numérique ou papier.

Pour lutter contre l’isolement des seniors, la CTM réactive par ailleurs le plan « Sé Yon a Lot », lancé le 26 mars.

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