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Trouver son lieu de vie

A lire : La maison du bout de la vie, de Jack Messy

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 18/11/2020

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Soigner l’Ehpad pour soigner les adultes âgés

« La maison de retraite est malade ». Partant de ce constat, le psychanalyste spécialisé en gérontologie Jack Messy propose sa vision pour repenser ces lieux qui accueillent des personnes âgées en (souvent lourde) perte d’autonomie. La clef ? « Introduire en Ehpad la psychothérapie institutionnelle », afin de « soigner l’Ehpad pour soigner les adultes âgés ».


La proposition déroulée par Jack Messy dans La maison du bout de la vie s’appuie sur un double prérequis : tous les membres du personnel, du directeur au cuisinier en passant par les aides-soignants et les jardiniers sont des soignants, dans le sens où leur but est de prendre soin des personnes accueillies.

En parallèle, « les personnes accueillies sont, jusqu’au bout, quels que soient leur pathologie, leur déficience, leur âge, des adultes dignes de respect, d’écoute et de considération ».

Une approche psychogérontologique de l’accompagnement

Partant de ces postulats, l’auteur décrit son projet, qui va « à l’encontre de la médicalisation actuelle et à tout crin des structures », et défend « une approche « psychogérontologique » de l’accompagnement ».

Après avoir exploré durant trois chapitres la question de l’entrée en résidence, il détaille l’accompagnement et la prise en soin au fil d’une journée avec force précisions, du lever à la nuit, et même jusqu’à l’appréhension de la mort et au travail du deuil.

Le poids de la parole


L’idée étant de décrire « le fonctionnement et la vie d’une résidence (…) sachant qu’un tel établissement n’est pas un hôpital, que les troubles à soigner ne relèvent pas, pour la plupart, de thérapies médicamenteuses. En effet, il n’y a pas actuellement de traitement de la maladie d’Alzheimer, tout repose sur les mots, les gestes, les comportements, aussi bien des patients que des soignants. Une parole peut être soignante comme pathogène. »

Dans une quatrième partie, Jack Messy revient sur les troubles les plus fréquents (incontinence, chute, déambulation…) et donne des clefs pour les comprendre et ainsi mieux y répondre.

Enfin, la cinquième partie de l’ouvrage est consacrée à l’équipe : quelle serait sa composition idéale ? Sa formation ? Son fonctionnement ? Autant de pistes pour tenter de construire la « maison du bout de la vie », cet Ehpad de demain, dès aujourd’hui.

La maison du bout de la vie
Jack Messy
Paru le 15 octobre 2020
Editons Eres, collection L’âge et la vie — prendre soin des personnes âgées et des autres
200 pages
14 euros

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