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PASEO : Promotion de l'activité physique chez les personnes âgées sédentaires

Auteur Rédaction

Temps de lecture 23 min

Date de publication 09/11/2009

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En partenariat avec Agevillage​.com

LOGO EUNAAPADepuis 2005, 20 pays européens ont travaillé ensemble à améliorer la santé, le bien-être et l’indépendance des personnes âgées à travers l’Europe par la promotion de l’activité physique. Cela a conduit à la mise en place d’un réseau européen pour l’action sur le vieillissement et l’activité physique (EUNAAPA : EUropean Network for Action on Ageing and Physical Activity ).

Le réseau EUNAAPA est un réseau thématique, d’actions collaboratives qui réunit des scientifiques, des prestataires de services d’activité physique, des décideurs politiques et des représentants de personnes âgées.

Les objectifs sont
1) établir un réseau autonome,
2) favoriser une approche intersectorielle de la promotion de l’activité physique parmi les personnes âgées, en s’engageant dans un dialogue avec différents secteurs politiques,
3) identifier des façons, basées sur des preuves, rentables et acceptables de promouvoir l’activité physique, et
4) faciliter la contribution des scientifiques européens au développement et à la mise en œuvre de politiques de promotion de l’activité physique basées sur des preuves.

EUNAAPA vise à concilier science, pratique et décision politique en favorisant le dialogue entre tous les Etats membres sur la mise en oeuvre de recommandations sur le vieillissement et l’activité physique basées sur la preuve.

Logo PASEOLe travail initié par ce réseau se poursuit au travers d’un projet européen « PASEO - Building Policy Capacities for Health Promotion through Physical Activity among Sedentary Older People » [http://​www​.paseonet​.org/] dont l’objectif est d’alimenter le processus de développement de structures, compétences et ressources organisationnelles pour promouvoir la santé par l’activité physique chez les personnes âgées sédentaires.

PROGRAMME PASEOLe projet PASEO : Promotion de l’activité physique chez les personnes âgées sédentaires.
Nom du projet :

PASEO — Building Policy Capacities for Health Promotion through Physical Activity among Sedentary Older People
Financement : commission européenne, DG-SANCO, Agence pour la santé et les consommateurs, Accord de financement n ° 2008 12 19.
Coordinateur : Prof Alfred Rütten, Université de Erlangen-Nürnberg (Allemagne)
Durée du projet : Janvier 2009-Juillet 2011 (30 mois)

Composition du groupe projet : le groupe projet est composé de partenaires associés représentés par des universités ou structures de recherche, issues de 15 pays européens, et de leurs partenaires collaborateurs. En France, le projet est piloté par l’Ecole de Santé publique (Faculté de Médecine, Nancy-Université) représentée par Anne Vuillemin en partenariat avec le Ministère de la Santé et des Sports.
Pour tous renseignements contact : anne.​vuillemin@​staps.​uhp-​nancy.​fr

Pays participants : Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Italie, Finlande, France, Grèce, Lituanie, Norvège, Pologne, Pays-Bas, Portugal, République tchèque, Suède.

Adresse internet du site du projet : http://​www​.paseonet​.org/
Justification du projet : PASEO vise à en renforcer les possibilités de promotion de la santé par l’activité physique chez les personnes âgées sédentaires, à l’échelle européenne. Le projet met l’accent sur le renforcement des possibilités de promotion de la santé par l’activité physique dans deux domaines clés : intersectoriel (organisations entre elles) et intrasectoriel (interne à l’organisation : personnel, ressources, coopérations au sein des organisations).

Objectifs stratégiques du projet :
- Evaluer les possibilités de promotion de l’activité physique chez les personnes âgées sédentaires,
- Construire des alliances pour renforcer les possibilités de promotion de l’activité physique chez les personnes âgées sédentaires,
- Développer les capacités de promotion de l’activité physique chez les personnes âgées sédentaires au travers de ces alliances
- Réaliser le suivi du renforcement des possibilités de promotion de l’activité physique chez les personnes âgées sédentaires

Programme de travail en 4 modules

Module 1. Recensement des possibilités de promotion de l’activité physique c
hez les personnes âgées sédentaires, existantes
L’objectif est de recenser les possibilités de promotion de l’activité physique chez les personnes âgées sédentaires dans les pays participants. Ce travail est réalisé dans chaque pays au moyen d’entretiens qualitatifs, de réunions et de séminaires.

Module 2. Constitution d’alliances pour renforcer ces possibilités
L’objectif est de mettre en place d’alliances/réseaux nationaux ou régionaux regroupant des organisations de divers secteurs. Si des réseaux existent déjà dans certains secteurs, il s’agira d’étudier comment il est possible d’y inclure un volet promotion de la santé par l’activité physique pour les personnes âgées sédentaires, lorsque celui-ci n’existe pas.

Module 3 : Développement et mise en œuvre d’actions afin de renforcer les possibilités existantes

En s’appuyant sur les réseaux précédemment mis en place ou identifiés, l’objectif est d’organiser et animer des réunions de travail thématiques afin de coordonner le développement d’actions sur le territoire.

Module 4 : Suivi du renforcement des possibilités effets de la mise en œuvre de ces actions

L’objectif est d’assurer le suivi du processus de renforcement et de développement des actions initiées ou coordonnées par les réseaux. Les partenaires du projet PASEO, de leur pays respectif, aideront les réseaux constitués à se réunir régulièrement (3 à 4 fois par an) afin de soutenir la mise en œuvre de plans d’action nationaux ou locaux.

»> Ce projet PASEO est à l’origine de la mise en place du réseau français Activ’âge qui a pour objectif général de promouvoir l’activité physique tout au long de la vie.
La capacité d’une personne à s’engager dans une activité physique, à s’y engager régulièrement
, à s’y engager de manière durable dépend de nombreux facteurs, qui peuvent interagir. Ces facteurs peuvent être regroupés en trois catégories de déterminants : intrapersonnels, liés à l’environnement physique et liés à l’environnement social.
Afin de contribuer au développement de ces environnements favorables à l’activité physique, le Ministère de la Santé et des Sports a traduit et met à disposition, en téléchargement sur son site internet, un document réalisé par l’Organisation Mondiale de la Santé « Promouvoir l’activité physique et la vie active en ville » http://www.sports.gouv.fr/IMG/pdf/OMS64pagesWebLight‑2.pdf.

Logo IMPALADans ce contexte, un second projet européen est mené parallèlement au projet PASEO. Le projet « IMPALA — Improving Infrastructures for Leisure-Time Physical Activity in the Local Arena » est plus spécifiquement axé sur l’amélioration des infrastructures favorables à la pratique de l’activité physique de loisir. 

Présentation du projet IMPALA : Amélioration des infrastructures favorables à la pratique de l’activité physique de loisir

Logo IMPALANom du projet : IMPALA — Improving Infrastructures for Leisure-Time Physical Activity in the Local Arena
Financement

: commission européenne, DG-SANCO, Agence pour la santé et les consommateurs, Accord de financement n ° 2008 12 08.
Coordinateur : Prof Alfred Rütten, Université de Erlangen-Nürnberg (Allemagne)
Durée du projet : Janvier 2009- Décembre 2010 (24 mois)
Composition du groupe projet : le groupe projet est composé de partenaires associés représentés par des Universités ou structures de recherche, issues de 12 pays européens, et de leurs partenaires collaborateurs. En France, le projet est piloté par l’Ecole de Santé publique (Faculté de Médecine, Nancy-Université) représentée par Anne Vuillemin en partenariat avec le Ministère de la Santé et des Sports.
Pour tous renseignements contact : anne.​vuillemin@​staps.​uhp-​nancy.​fr
Pays participants : Allemagne, Autriche, Danemark, Espagne, Italie, Finlande, France, Lituanie, Norvège, Pologne, Pays-Bas, Portugal, République tchèque.
Adresse internet du site du projet : http://​www​.impala​-eu​.org

Justification du projet
L’objectif principal du projet IMPALA est d’identifier, de mettre en oeuvre et de diffuser les bonnes pratiques en matière de planification, de financement, de construction et de management des infrastructures favorisant l’activité physique. Les infrastructures concernées par l’étude sont les équipements sportifs (ex : gymnases, piscines, terrains de sport) et toutes infrastructures permettant la pratique d’une activité physique tels que les terrains de jeux et les zones de loisirs (ex : parcs ou plages). Grâce à un effort concerté, IMPALA veut contribuer à aider au développement d’infrastructures locales et à réduire les inégalités d’accès à ces infrastructures, à l’échelle européenne.

Objectif

s stratégiques
- Identifier les politiques nationales de développement des infrastructures favorables à la pratique des activités physiques,
- Identifier les mécanismes nationaux du développement des infrastructures favorables à la pratique des activités physiques,
- Etablir un consensus sur les critères de bonnes pratiques des politiques et mécanismes de développement des infrastructures favorables à la pratique des activités physiques,
- Diffuser et mettre en oeuvre les recommandations de bonnes pratiques

Programme de travail de 3 modules
Module 1 : Identification des politiques nationales
L’objectif est d’identifier les lois et règlements en vigueur dans les différents pays concernant le développement des infrastructures favorables à la pratique des activités physiques au moyen d’enquêtes auprès d’experts et de décideurs politiques 

Module 2 : Identification des mécanismes nationaux
L’objectif est d’analyser les documents recueillis afin d’identifier les mécanismes nationaux du développement des infrastructures favorables à la pratique des activités physiques, notamment les procédures et outils utilisés pour le développement des infrastructures locales. 

Module 3 : Identification des critères de bonnes pratiques
L’objectif est de définir des critères de qualité des mécanismes et des politiques, d’établir une liste de bonnes pratiques et d’évaluer les politiques et les mécanismes en vigueur en utilisant cette liste.

Pour tous renseignements contact : anne.​vuillemin@​staps.​uhp-​nancy.​fr

Proposition d’activité par la FFEPGV : Fédération française d’éducation physique et de gymnastique volontaire.

strong>FEDERATION FRANCAISE DE GYMNASTIQUE PHYSIQUE ET VOLONTAIREAvec ses 7 300 associations locales, la FFEPGV assure une présence de proximité dans toutes les régions et départements français, y compris Outre-mer.

Elle propose aujourd’hui à ses 546 000 licenciés une pratique du sport de loisirs et de bien-être.
Ouverte à tous, hommes, femmes et enfants, la FFEPGV cultive une pédagogie attentive aux capacités de chaque individu dans une dynamique de groupe. 

En savoir plus : http://​www​.ffepgv​.fr/

BIEN MARCHER : les conseils d’

Comment transformer cet acte quotidien et ordinaire qu’est la marche, en une véritable source de santé ?
Nos conseils pour réussir ce pari !
Voici quatre exercices de « marche active », à réaliser séparément puis ensemble.
L’objectif ? Acquérir un geste de plus en plus juste. L’essentiel est de les faire avec attention.
Par exemple, dites-vous « j’essaie cet exercice sur 50 mètres ». La conscience change tout, elle est comme un détonateur ! 

1. Utilisez vos bras
Soutenez votre allure, dépensez-vous plus en faisant travailler vos bras.

2. Fixez votre regard « droit devant »
Regardez l’horizon ! Ainsi, vous vous redressez naturellement.

3. Accentuez vos pas (sans agrandir les enjambées)
Déroulez tout votre pied : talons, bords externes puis partie avant en poussant bien sur vos petits « coussinets », surtout celui du gros orteil.

4. Contractez vos fessiers
Serrez les fesses tout en basculant votre bassin vers l’avant, vous vous musclez tout en adoptant la posture idéale.

Combien de temps ?

L’essentiel est de s’engager durablement : 10 minutes par jour suffisent au départ (avec un objectif de 30 minutes quotidiennes). C’est la régularité et le plaisir qui comptent.

Où ?
De préférence sur un terrain plat et dégagé pour maintenir votre regard à l’horizon.

Comment s’équiper ?
Marchez à l’aise : chaussures souples (pour bien dérouler votre pied), vêtements amples (pour bien respirer avec le ventre) et confortables qui peuvent se superposer pour s’adapter plus facilement aux variations climatiques.
Veillez à toujours avoir une bouteille d’eau : préférez les contenants 50 cl ou 1 litre que vous pourrez recharger et qui sont moins lourds à porter. 

Le petit plus ?
Un podomètre étalonné à vos pas pour vous permettre de les quantifier. À placer à la ceinture au-dessus du genou, il enregistre le nombre de vos pas. Il est votre compagnon vers la forme et une meilleure santé !

Nombre de pas quotidiens Mode de vie Conseils EPGV

5 000 ou moins Inactif Ce n’est pas suffisant

5 000 à 7 499 Faiblement actif C’est bien, mais encore un effort

7 500 à 9 999 Modérément actif Bravo ! Vous y êtes presque

10 000 à 11 999 Actif Super ! Zone visée

12 000 ou plus Très actif Excellent, poursuivez !

Retrouvez la Fiche BIEN MARCHER en images 

Pourquoi mesurer sa condition physique après 60 ans ? Des tests pour se situer au regard de son âge.

Mesurer sa condition physique après 60 ans, comme à tout âge, c’est recueillir des informations supplémentaires sur son état de santé.
Un bon niveau de condition cardiovasculaire permet par exemple d’avoir plus d’énergie tout au long de la journée.
Une bonne souplesse des bras nous aide pour de nombreux mouvements quotidiens comme s’habiller ou se coiffer.
Être souple des cuisses permet de se baisser sans difficulté pour attacher ses lacets, ramasser des objets au sol ou encore jardiner.
Avoir de la force dans les bras aide à ouvrir différentes récipients, à bricoler ou bien à porter ses courses sans difficulté par exemple.
Autant de raisons pour préserver son capital santé et améliorer son bien-être au quotidien.
Encore faut-il savoir où aller pour passer ces évaluations en toute sécurité !

En 2009, la Fédération française EPMM Sports pour tous s’est associée au Ministère de la santé et des sports, à l’Institut national des sports et de l’éducation physique (INSEP), à l’école de santé publique et l’université de Nancy ainsi qu’à l’université Paris ouest Nanterre La défense pour valider en France la batterie de tests de Condition physique des Seniors”.Test activité physique personnes âgées

Un outil simple, fiable et rapide qui mesure les principales composantes de la condition physique : l’endurance cardiovasculaire, la force et la souplesse des jambes et des bras ainsi que l’équilibre dynamique.

Les personnes qui veulent aller plus loin et améliorer leur condition physique, peuvent savoir d’où elles partent avant de reprendre une activité physique régulière. Elles peuvent également demander conseil aux animateurs sportifs pour connaître ce qu’il est souhaitable de faire dans leur situation.

Ces tests sont proposés dans certains clubs EPMM Sports pour tous des différentes régions de France ou bien lors de journées d’évaluation de la condition physique ouvertes à tous. Pour connaître où se trouvent ces clubs ou bien quand se déroulent ces journées, il est possible de contacter le comité régional de votre région dont vous pouvez retrouver les coordonnées sur le site web : www​.sportspourtous​.org

Test activité physique pour personnes âgées


Témoignage de Michel qui a participé à une journée d’évaluation en Picardie : Je viens mesurer mes performances physiques, me situer par rapport à mon âge”.

Frédéric Le Cren, Conseiller technique national.
Anais Terlicoq, Assistante technique départementale Oise
Julien Grignon, chargé de mission sport santé“

Fédération française EPMM Sports pour tous

Professionnels : des tests sur les capacités physiques des personnes âgées pour les motiver et participer à une activité physique

Cahier de l'animateur - test de l'activité physique des personnes âgéesPour faire face aux difficultés croissantes à réaliser des tâches quotidiennes et à rester dans leur milieu de vie habituel, des seniors autonomes de plus de 60 ans pourraient largement bénéficier de programmes d’activité physique ou de reconditionnement physique, leur permettant de maintenir ou d’augmenter leurs « acquis » et leur qualité de vie.

Afin de proposer de tels programmes qui soient constamment adaptés à leur niveau et à leur besoin, il est primordial pour le professionnel d’avoir à sa disposition un outil fiable permettant d’évaluer les principales composantes de la capacité physique de la personne. Cet outil se matérialise sous la forme d’une batterie de tests d’évaluation de la condition physique des seniors (ECPS).

Ces tests mesurent les principales composantes de la condition physique (endurance cardiovasculaire, force et souplesse des membres supérieurs et des membres inférieurs, équilibre dynamique). Ces tests ont l’avantage d’avoir été validés entre mars à mai 2009 pour la population française ciblée tout en étant simples, peu coûteux et rapides à faire passer. Des journées d’évaluation de la condition physique sont proposées dans différentes régions. il est possible de contacter le comité régional de la Fédération française EPMM Sports pour tous dont vous pouvez retrouver les coordonnées sur le site web : www​.sportspourtous​.org.

La remise des résultats aux participants est un moment très important, autant pour le participant que pour l’animateur.
Pour le participant : Après avoir donné le meilleur d’eux- mêmes, souvent avec plaisir et enthousiasme, avoir reçu des encouragements de la part des animateurs et de leurs pairs, ils se sont sentis fiers d’avoir accompli ces tests pour lesquels ils ressentaient parfois une certaine appréhension au départ. Par contre, au moment de la remise des résultats certains doutes reviennent sur leurs capacités ou bien leurs attentes ou la perception de leurs performances sont plus élevées que la réalité.
L’annonce des résultats peut donc occasionner une certaine déception, révolte, incompréhension…
Dans tous les cas, il est très important que leur animateur régulier (ou celui qui le deviendra peut-être) soit présent pour leur expliquer leurs résultats et surtout les recadrer par rapport à leur situation personnelle et spécifique. Aucun système de calcul ne peut le faire à la place de l’animateur et s’est extrêmement important pour garder la motivation de la personne à rester active physiquement.

Pour l’animateur : C’est un moment privilégié pour (re)nouer un contact privilégié avec la personne, discuter de ce qu’elle aiment faire en matière d’activités physiques et sportives, mais aussi ce dont elle a le plus besoin par rapport à ses conditions de vie et de santé. Ce bilan de condition physique est l’occasion de (ré)ajuster les exercices à préconiser dans les cours hebdomadaires, mais également dans les quelques exercices complémentaires d’entretien à faire tous les jours à la maison, à condition bien sûr qu’ils soient adaptés à la personne et ne présentent pas de risque ou de grande difficulté. Si l’animateur prend très au sérieux ce moment de conseil, il y a de bonnes chances qu’il en aura des conséquences très bénéfiques par la suite !

Dans ce projet, la Fédération française EPMM Sports pour tous s’est associée au Ministère de la santé et des sports, à l’Institut national des sports et de l’éducation physique (INSEP), à l’école de santé publique et l’université de Nancy ainsi qu’à l’université Paris ouest Nanterre La défense.

Télécharger Les Cahiers de l’Animateur — DOSSIER Tester la condition physique des seniors (P.5)

Frédéric Le Cren, Conseiller technique national
Anais Terlicoq, Assistante technique départementale Oise
Julien Grignon, chargé de mission sport santé“

Fédération française EPMM Sports pour tous

Une activité physique régulière pour combattre les effets néfastes de la sédentarité

La liste des bienfaits d’une activité physique régulière est si étonnante qu’aux Etats Unis, on considère qu’un dollar investi dans le sport économise trois dollars dans les dépenses de santé, tant chez l’enfant que chez le sujet âgé. Ne soyons plus étonné de la voir désormais prescrite sur ordonnance médicale à coté ou à la place de certains médicaments.

Paul B (62 ans) est heureux et soulagé en sortant de chez son médecin : ce dernier, après avoir parlé cuisine et entraînement, vient de le féliciter pour les progrès qu’il a réalisés depuis l’accident cardiaque qui l’a terrassé voilà tout juste un an. Depuis sa vie a changé d’une façon qu’il ne soupçonnait pas : il se sent plus jeune et plus en forme qu’avant : il a perdu du poids, surtout du ventre, sa tension et son cholestérol sont encore un peu limite” mais les médicaments qu’il prenait pour ces problèmes sont moins puissants, le risque de faire du diabète comme son père et son frère aîné a complètement disparu et il se sent bien moins stressé. C’est vrai qu’il s’est donné de la peine pour en arriver là, mais il avait des projets à réaliser, une famille recomposée avec des enfants encore étudiants, et trois années de travail avant de prendre sa retraite.

Il jette un coup d’oeil sur son ordonnance avant de se rendre à la pharmacie : elle s’est bien allégée en quelques mois, l’anxiolytique et le somnifère ont disparu. Il sait qu’il revient de loin mais sa nouvelle vie lui plaît : Depuis qu’il est sorti du centre de réadaptation cardio vasculaire il s’est inscrit dans un club de loisirs sportifs où il peut pratiquer plusieurs activités physiques : il fait du vélo , de la randonnée, du ski et il a accès à une salle de gym bien équipée pour faire un peu de muscu” une à deux fois par semaine, l’ambiance y est détendue et conviviale, l’encadrement bien formé et la sécurité respectée. Les séances d’entraînement et les sorties figurent désormais sur son agenda électronique et il n’en manque pas une seule.

Avec les économies réalisées depuis qu’il a arrêté de fumer il s’est offert un cardiofréquencemètre sur les conseils du cardiologue et cet instrument lui permet de pratiquer ses activités à une intensité qui a été déterminée lors de sa dernière épreuve d’effort pour pouvoir progresser lentement sans courir de risques pour sa santé.

Témoin privilégié des progrès de Paul, sa compagne, plus jeune de 10 ans a décidé voici un mois de s’inscrire aussi dans ce club:depuis qu’elle ressent les premiers signes de la ménopause, elle est souvent fatiguée, irritable, elle dort moins bien (avec ces bouffées de chaleur!) et surtout elle ne rentre plus dans les vêtements qu’elle aimait porter. Sa gynécologue et le médecin du travail lui demandent chaque année si elle fait du ” sport”. Elle a bien lu dans ses magazines quels bénéfices elle pourrait tirer d’une activité physique régulière à son âge : prévention de l’ostéoporose et de la perte musculaire, diminution du tour de taille, stabilité du poids, prévention du cancer du sein et du colon meilleure état de santé global, meilleure forme”.

Comme elle aimait danser et nager lorsqu’elle était plus jeune elle a choisi de pratiquer la country dance” et l’aquagym et elle est devenue très vite fan” de ces activités auxquelles elle consacre trois heures par semaine. Les impacts au sol de la danse favorisent la construction des os (et l’on sait que la période d’installation de la ménopause s’accompagne d’une perte osseuse rapide) et l’aquagym permet une musculation en douceur et une meilleure circulation veineuse du fait du massage de l’eau. Elle apprécie aussi de rire pour n’importe quoi et du coup son sommeil s’est amélioré et elle reconsidère avec un certain plaisir les pantalons qu’elle remettra l’été prochain.

Par le Docteur Odile Humenry , médecin fédéral Régional Sport Senior Santé Midi Pyrénées

Professionnels : Le sport après 40 ans, dans quellles conditions ?

La pratique régulière d’activités physiques adaptées engendre de nombreux bienfaits sur la santé : réduction de la baisse de la VO² max, de la morbidité et de la mortalité cardiovasculaire, de la perte de masse osseuse (ostéoporose), de l’incidence de certains cancers, maintien de la force musculaire, stimulation des fonctions cognitives… Cependant la pratique d’une activité sportive, au-delà de 40 ans, peut s’accompagner d’un certain nombre d’accidents que l’on pourrait aisément prévenir.

Typologie des pratiquants :
Les risques ne sont pas identiques et dépendent du mode de pratique aussi nous distinguerons sur le plan médical schématiquement trois situations :

  • le pratiquant qui n’a jamais cessé
  • l’ancien sportif qui souhaite reprendre son” sport de prédilection
  • le sédentaire qui, constatant l’avancée en âge, souhaite maintenir, voire retrouver la forme.

Dans le premier cas, le sportif est généralement suivi régulièrement et l’affiliation à une fédération nécessite la délivrance d’un certificat de non contre-indication. Celui-ci s’accompagne d’une visite peu différente de ce qu’elle était auparavant, avec un bilan médico-sportif complet en insistant sur le risque pour la santé de vouloir forcer pour obtenir des résultats à ceux du passé.

Dans les deux autres cas, le danger immédiat est celui d’une reprise sauvage”, c’est à dire sans aucune affiliation à un club ou à une fédération : le sportif ne se croit donc pas obligé de consulter pour réaliser un examen de santé. Aussi n’est-ce pas un hasard si l’on trouve de nombreux accidents chez les joggeurs, cyclotouristes ou joueurs de tennis.

Débuter ou reprendre après 40 ans, une activité physique, sans bilan ni consigne, c’est s’exposer à des accidents musculo-tendineux et cardiovasculaires. En effet des facteurs de risque tels que surpoids, sédentarité, tabagisme ou hypercholestérolémie ont pu s’installer progressivement et insidieusement.

Quel bilan :

Les sports dits à risque (plongée sous-marine, sports mécaniques, de combat…) feront l’objet, auprès d’un praticien habilité, d’un examen spécifique qui ne sera pas développé ici.

L’entretien doit laisser une large place à l’interrogatoire pour connaître l’histoire du patient : les antécédents guident l’examen : facteurs de risques cardiovasculaires, antécédents personnels et familiaux, accidents sportifs sont des éléments fondamentaux à recueillir.

Deux éléments guident le bilan : détecter des facteurs de dangerosité et dépister des anomalies qui nécessiteraient une adaptation ou une réorientation : pour exemple des hernies ou une incontinence urinaire d’effort qui nécessiterait une adaptation du programme d’exercice de renforcement musculaire, une arthrose de la hanche ou un surpoids qui feront préférer des activités portées”.

L’examen clinique sans occulter aucun appareil s’attachera à apprécier les capacités musculotendineuses et à déceler les anomalies cardiovasculaires :

  • L’examen de l’appareil locomoteur sera attentif car la micro traumatologie est fréquente. Antécédents de lombosciatiques, de rupture de ligament croisé, d’entorse sont des éléments importants à recenser pour orienter le sportif dans sa pratique. Il faudra rechercher des anomalies des axes (génuvalgum – génuvarum) des douleurs faisant suspecter une arthrose débutante (genou – hanche) des anomalies podologiques. Cependant il est rare de retrouver des contre-indications définitives. Le plus souvent temporaires, elles nécessiteront parfois des adaptations ou des conseils en raison de l’inadéquation entre le sport choisi et la pathologie.
    Le but est de permettre une meilleure adaptation et de prodiguer les conseils adaptés pour une pratique sans risque.
  • L’examen cardiovasculaire a pour but de détecter les altérations qui imposeront une prise en charge avant la reprise de l’activité sportive. Le risque d’infarctus du myocarde, voire de mort subite est majeur chez des sujets totalement asymptomatique dans la vie quotidienne mais dont l’effort peut révéler des troubles du rythme ou une cardiopathie ischémique méconnue (pathologie coronarienne) Auscultation, prise de la pression artérielle couché et debout, électrocardiogramme de repos sont la base de l’examen. Une épreuve d’effort sera demandée par certaine fédération et selon les règles de l’American College Sports Medecine si deux facteurs de risque* sont présents, quelque soit l’âge ou en cas de pratique intensive chez l’homme de 40 ans ou la femme de 50 ans.
La reprise :

Elle sera progressive avec un échauffement préliminaire et des exercices adaptés aux possibilités du sujet. Des étirements clôtureront les séances. Les gains dans un domaine n’étant pas répercutés dans un autre il faudra associer des exercices d’endurance et un travail en résistance.

Il faudra privilégier l’endurance (cyclotourisme, marche, jogging, natation) avec une intensité progressivement croissante. Un cardio-fréquence mètre pourra être utilisé pour adapter l’entraînement à l’âge du sujet et le maintenir dans la zone d’aérobie (70% de la fréquence maxima théorique).

Des exercices en salle permettront de maintenir la souplesse articulaire et la force musculaire.

Les gains étant inversement proportionnels aux possibilités du sujet, le programme sera réévalué périodiquement.

Matériel adapté, alimentation équilibrée et hydratation adéquate viendront compléter ce programme de réentraînement.

En conclusion peut-être est-il nécessaire de rappeler que l’heure n’est plus à la performance et à l’exploit, mais au plaisir et au bien-être et à l’hygiène physique et mentale.

* Facteurs de risque (les 4 principaux sont en gras)
• Tabagisme
• Dyslipidémie
• Hypertension artérielle
• Diabète

• Obésité
• Sédentarité
• Stress
• Sexe
• Age

Par Dr Philippe Dejardin, Gérontologue
Médecin du sport

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Il n’y a pas d’âge pour être bien dans l’eau et apprendre à nager. Osez l’expérience !

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