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L'aide à domicile réclame un fonds d'urgence de 100 millions d'euros

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 15/01/2011

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Le gouvernement ne cède pas

Le ton monte. Seize fédérations d’associations en charge de l’aide à domicile pour les personnes âgées et handicapées ont tenu lundi 10 janvier une conférence de presse pour renouveler la demande faite fin 2009 aux pouvoirs publics, d’un fonds d’urgence de 100 millions d’euros pour sauver les associations en difficulté financière. Ils exigent une réponse avant la fin du mois de janvier. Pascal Champvert, président d’AD-PA (directeurs de maisons de retraite) a estimé que la situation devenait insupportable “.

Les membres du collectif ont le sentiment d’avoir été placé dans une cisaille : ils ont investi dans la formation de leurs salariés, mais les « financeurs » (Etat, collectivités locales…) refusent d’augmenter les budgets. Les départements de leur côté se plaignent d’être en dépôt de bilan face à la montée des prestations sociales.

La suppression des 15% d’exonérations de cotisations patronales pour les services à domicile, votée dans le budget 2011, va générer des coûts supplémentaires — 2% à 15% — , qui pénaliseront surtout les familles fragiles, a expliqué Hugues Vidor, de la fédération Adessa A Domicile.

André Flageul, président de l’Union nationale de l’aide, des soins et des services à domicile (UNA) affirme que 20.000 emplois sont menacés et 300 à 400 associations au bord du dépôt de bilan.

Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités a annoncé une financement
de 50 millions d’euros sur les excédents de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA). Mais ce budget est précisément celui qui finance la qualification professionnelle des aides à domicile. Et les associations de réclamer une ponction sur une autre ligne budgétaire.

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